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La pandémie de Covid-19 est la pire crise depuis 1945, estime l’ONU

Crédits : mohamed_hassan / pixabay

La pandémie de Covid-19 est la pire crise essuyée par le monde depuis la Seconde Guerre mondiale, a estimé mardi le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.

Alors que la pandémie de Covid-19 a déjà touché plus de 850 000 personnes dans 202 pays, et causé la mort de plus de 40 000 d’entre elles, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a récemment déclaré que le monde faisait actuellement face à sa pire crise depuis la Seconde Guerre mondiale.

La combinaison d’une maladie qui menace l’ensemble de la planète et d’un impact économique conduisant à une récession sans précédent dans un passé récent” font de cette crise “le plus grand défi auquel nous sommes confrontés depuis 1945” a récemment déclaré aux médias le secrétaire général.

Soutenir les pays en développement

Si de nombreux pays riches sont actuellement dépassés par le nombre de malades et par le manque de moyens, Antonio Guterres a également appelé au “rassemblement et à la solidarité internationale” pour tenter de stopper la propagation du coronavirus dans les pays en développement qui sont encore moins bien équipés pour répondre à cette crise.

Ce qu’il faut, c’est une réponse multilatérale coordonnée et globale. Nous avançons lentement dans la bonne direction, a t-il ajouté, mais il nous faut accélérer et faire davantage si nous voulons vaincre la maladie et soutenir les gens dans le besoin“. Au-delà des aides traditionnelles des pays riches vers les pauvres, “nous avons à trouver des instruments financiers innovants qui permettront de créer des mécanismes pour que ces pays puissent répondre à la crise“.

À défaut, la pandémie pourrait revenir comme un “boomerang” dans les pays riches à partir des pays pauvres, notamment via l’Afrique, a-t-il estimé, réaffirmant que la maladie pourrait provoquer des “millions de morts“.

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António Guterres, Secrétaire général de l’ONU. Crédits : Wikipédia

Dans cet esprit, l’ONU a de son côté créé ce mardi un nouveau fonds à destination des pays en développement dans le but de poursuivre ses opérations humanitaires sur le terrain tout en assurant la protection sanitaire du personnel soignant et des soignés. Les différentes agences des Nations Unies évaluent également actuellement où et comment les opérations humanitaires sont interrompues pour essayer d’identifier des solutions le plus rapidement possible. Des opérations de sensibilisation au COVID-19 sont également prévues auprès des communautés les plus vulnérables.

Une fois que nous serons sorti de cette crise, nous aurons alors un choix à faire, a poursuivi Antonio Guterres. Soit de retourner vivre dans le monde tel qu’il était auparavant, soit de traiter de manière décisive les problèmes qui nous rendent aujourd’hui tous inutilement vulnérables aux crises”.

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