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La Nouvelle-Orléans est en état d’urgence après une cyberattaque !

Crédits : Eric Gross / Flickr

L’année 2019 n’est pas encore terminée mais les cyberattaques se poursuivent encore et toujours. Tout dernièrement, la Nouvelle-Orléans a été notamment ciblée par plusieurs ransomwares. Si les services de la ville fonctionnent au ralenti, aucune demande de rançon précise n’a été formulée.

Une attaque contrée

Comme l’affirme le quotidien local The Times-Picayune dans un article du 14 décembre 2019, l’attaque a commencé la veille au petit matin. Alors que la situation avait été au départ simplement jugée suspecte, les choses se sont fortement gâtées en fin de matinée. En effet, il a été fait état d’activités indiquant un incident de cybersécurité, une attaque confirmée par LaToya Cantrell, maire de la Nouvelle-Orléans.

Selon Kim LaGrue, chef du service de sécurité informatique de la ville, les pirates ont lancé plusieurs ransomwares. Ils ont également utilisé la technique du phishing, tentant de persuader les employés municipaux de révéler certains mots de passe et noms d’utilisateur.

maire ville nouvelle orléans
LaToya Cantrell, maire de la Nouvelle-Orléans n’a pas eu d’autre choix que de déclarer l’état d’urgence après la cyberattaque du 13 décembre 2019.
Crédits : capture YouTube / Newsy

Une activité réduite

Le service a tenté de contrer l’attaque en désactivant les ordinateurs et les serveurs des services publics. L’accès au Wi-Fi a également été coupé. Ceci a logiquement causé un ralentissement assez incroyable des services. En effet, les employés ont été dans l’obligation de ressortir le papier et les stylos ! Néanmoins, le numéro d’urgence (911) et le numéro des services municipaux non urgents (311) n’ont pas été affectés. En somme, les services municipaux fonctionnent toujours mais « à l’ancienne », c’est-à-dire sans ordinateurs.

Le lundi 16 décembre, une plateforme Web minimaliste a tout de même été restaurée. Celle-ci leur permettait de payer certaines taxes. Par ailleurs, les autorités ont affirmé que les pirates n’étaient pas parvenus à soutirer des données utilisateurs aux employés de la ville. Concernant les ransomwares lancés, il n’y avait en réalité aucune demande de rançon concrète.

Rappelons que les villes sont une cible de choix, comme en témoigne l’attaque contre Baltimore (États-Unis) de mai 2019 via le ransomware RobinHood. Les hackers avaient réussi à infecter pas moins de 10 000 ordinateurs appartenant à la municipalité. Ces derniers ont alors réclamé 100 000 dollars en bitcoin pour débloquer la totalité des fichiers infectés. Au total, l’attaque aura coûté pas moins de 16 millions de dollars à la ville de Baltimore !

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