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La NASA s’intéresse à l’impression 3D d’organes humain !

Crédits : NASA / WFIRM

Lors d’un concours organisé par la NASA, deux équipes de chercheurs ont créé des tissus humains. Ceux-ci intègrent une structure vasculaire leur permettant de rester en vie hors de l’organisme durant un mois. Pour l’agence spatiale étasunienne, il s’agit là d’une avancée majeure pour les astronautes en mission.

Une grande première selon la NASA

Le 10 juin 2021, la NASA a publié un communiqué détaillant les résultats d’un concours bien spécifique. Le Vascular Tissue Challenge avait pour objectif d’identifier des innovations donnant la possibilité de créer des organes fonctionnels en partant de rien. Le Wake Forest Institute for Regenerative Medicine (WFIRM) basé en Californie s’est particulièrement illustré puisque deux de ses équipes ont remporté les deux premiers prix. Ces deux équipes ont – au moyen de deux techniques différentes – mis au point des tissus humains fonctionnels. Ces derniers intègrent une structure vasculaire leur permettant de rester vivants en dehors du corps durant une trentaine de jours. Comme l’explique la NASA, il s’agit là d’une grande première.

Il faut savoir que d’autres chercheurs ont déjà créé des organes artificiels, encore à l’état expérimental. Ceci impliquait la fabrication de cellules humaines et le prolongement de leur survie dans un organisme vivant. Les équipes du WFIRM ont quant à eux créé des organes solides copiant la structure vasculaire du foie humain. Selon la responsable du concours Lynn Harper, le plus important pour ces tissus est leur capacité à imiter ce qui se passe dans le corps. Par ailleurs, les deux équipes ont utilisé l’impression 3D de cellules humaines. Surtout, le réseau de vaisseaux sanguins obtenu s’est montré en capacité de conserver un niveau suffisant d’oxygène et de nutriments pour survivre un mois.

structure vasculaire organe NASA
Crédits : NASA/WFIRM

Des applications dans l’espace et sur Terre

La NASA dit avoir organisé le Vascular Tissue Challenge dans le but d’appliquer ce genre de technologie lors de missions spatiales de longue durée. En effet, avoir à disposition des organes à greffer en cas de besoin est une possibilité plus qu’intéressante. Or, l’intérêt est encore plus prononcé s’il devient question d’organes qu’il est possible de fabriquer et stocker à l’avance. De plus, si les astronautes peuvent fabriquer des organes avec leurs propres cellules, les risques de rejet seraient alors inexistants.

Évoquons également une condition obligatoire concernant les participants au concours. En effet, leur innovation devait aussi pouvoir trouver une application sur Terre. Le fait est que de “faux” morceaux de corps humain capables de réagir comme les vrais pourraient avoir de multiples usages. Citons par exemple le remplacement d’organes sur des zones de conflit (ou de catastrophes naturelles), le test de médicaments ou encore la modélisation de la progression d’une maladie.

Enfin, les résultats des deux équipes devraient bientôt faire l’objet d’un envoi vers la Station Spatiale internationale (ISS). Il s’agira d’étudier les effets des radiations sur le corps humain au niveau cellulaire et sur le long terme.