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La NASA sélectionne 12 nouvelles charges utiles pour étudier la Lune

La Terre vue depuis la lune. Crédits : NASA

La NASA vient de sélectionner plusieurs instruments qui seront envoyés sur la Lune pour en étudier les caractéristiques en partir de 2021. De quoi ouvrir la voie aux astronautes de la mission ARTEMIS, en 2024.

Le programme Apollo de la NASA fut une véritable démonstration de force des États-Unis. Mais face à la concurrence actuelle de plus en plus féroce dans la course à l’espace, les américains doivent aujourd’hui réitérer cet exploit. Cette fois, il ne s’agira pas “simplement” poser le pied et de ramener quelques échantillons. Mais de s’établir durablement. Et pour se faire, nous devons connaître parfaitement le terrain. En sens, dans le cadre de sa mission ARTEMIS, la NASA prévoit d’envoyer plusieurs instruments sur place dans le but d’étudier les caractéristiques lunaires plus en profondeur. Tous proposés par des partenaires commerciaux.

Une douzaine de charges scientifiques et techniques seront en effet envoyées avec trois atterrisseurs à partir de 2021. Cinq de ces charges mettront à l’essai des technologies pouvant être mises en oeuvre lors de futures missions lunaires. Les sept autres fourniront une nouvelle compréhension scientifique de la Lune. “Ces atterrisseurs ne sont que le début de partenariats commerciaux passionnants qui nous rapprocheront de la résolution des nombreux mystères scientifiques de notre Lune, notre système solaire et au-delà, a déclaré Thomas Zurbuchen, administrateur associé de la NASA. Ce que nous apprenons ne modifiera pas seulement notre vision de l’univers, mais préparera également nos missions humaines sur la Lune et, éventuellement, sur Mars“.

Lune
Plusieurs instruments seront déployés sur la Lune à partir de 2021. Pour préparer le terrain aux astronautes. Crédits : NASA

Préparer le terrain

Parmi ces nouvelles charges utiles figurent notamment le MoonRanger. Il s’agit d’un petit rover capable d’aller au-delà des limites de communication avec son atterrisseur, puis de revenir. De quoi enquêter dans un rayon de 1 km autour du site d’atterrissage. Le principal objectif sera de cartographier le terrain. Ou encore Heimdall : un système de caméra flexible permettant de mener des recherches lunaires sur des véhicules utilitaires. L’idée sera de modéliser les propriétés du régolithe lunaire – la poussière – et de caractériser les caractéristiques géologiques en vue d’identifier les potentiels risques d’atterrissage, où les futurs chemins à emprunter.

Il est également question d’envoyer un instrument permettant de caractériser les effets du rayonnement sur la surface lunaire. Un autre permettant d’évaluer la manière dont le régolithe collera sur une gamme de matériaux exposés à l’environnement de la Lune. Un sondeur magnétotellurique visera à caractériser la structure et la composition du manteau lunaire en étudiant les champs électriques et magnétiques. De nouveaux réflecteurs permettront également de mesurer avec précision la distance Terre-Lune. Sans oublier le L-CIRiS, un appareil visant à explorer la composition de la surface de la Lune. Et notamment à cartographier sa distribution de température de surface.

On rappelle par ailleurs, toujours dans le cadre de cette mission, que la NASA vient de réussir son test du système d’interruption d’urgence du lancement de sa prochaine capsule Orion. De quoi préserver la vie des astronautes en route pour la Lune (ou Mars) en cas de problème.

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