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La NASA enquête sur le potentiel premier délit commis dans l’espace !

La Station Spatiale Internationale. Crédits : Pixabay

Une astronaute ayant passé six mois à bord de l’ISS a été accusée d’avoir usurpé l’identité de son ex-épouse afin de consulter depuis l’espace leur compte bancaire conjoint. Il pourrait bien s’agir du tout premier délit commis dans l’espace.

Un délit commis à bord de l’ISS ?

Selon un article du New York Times publié le 24 août 2019, l’astronaute américaine Anne McClain est au cœur d’une étonnante affaire judiciaire. Cette dernière a effectué une mission à bord de la Station spatiale internationale (ISS) de décembre 2018 à juin 2019. Or, son ancienne épouse Summer Worden l’a attaquée en déposant deux plaintes, une auprès de la NASA et l’autre auprès de la Commission fédérale du commerce (FTC).

L’intéressée reproche à Anne McClain d’avoir consulté leur ancien compte commun depuis l’espace et d’avoir usurpé son identité pour arriver à ses fins. L’avocat de la prévenue a estimé que celle-ci n’avait rien fait de mal. Anne McClain faisait déjà ce genre de vérification lorsque les deux femmes étaient encore ensemble. Les enquêteurs de la NASA ont contacté les deux parties et examinent actuellement l’accusation. Quant à la FTC, cette dernière n’a pas encore répondu au sujet de l’usurpation d’identité.

L’astronaute Anne McClain est attaquée par son ex-conjointe pour un délit qui aurait été commis à bord de l’ISS !
Crédits : Wikipedia

Le domaine spatial et la justice

L’affaire McClain-Worden est donc relative au potentiel premier délit commis dans l’espace. Pourtant, le domaine spatial est parfois concerné par la justice. Par exemple, les cinq agences présentes à bord de l’ISS ont mis en place des procédures judiciaires afin de régler les contentieux concernant la Station. Citons également une affaire datant de 2017, celle-ci concernant un businessman autrichien ayant attaqué en justice une société de tourisme spatial. Le plaignant réclamait le remboursement de sa caution pour un voyage qui n’avait finalement pas été organisé.

Justement, le tourisme spatial pourrait engendrer de nouvelles affaires de ce genre, tout comme l’exploration spatiale. En 2018, nous évoquions la manière dont pourraient être résolus les crimes en cas de colonisation de la planète Mars. Concernant les lois, il se pourrait bien que chaque colon soit soumis aux lois de son pays d’origine sur Terre. Par ailleurs, les enquêtes portant sur les crimes de sang pourraient être plus difficiles en raison des conditions climatiques très différentes sur la planète rouge.

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