in ,

La France est-elle concernée par un risque de tsunami ? La réponse est oui

Crédits : NeuPaddy / Pixabay

Sommes-nous à l’abri d’un tsunami sur nos côtes françaises ? Rien n’est moins sur. Les cas sont rares mais possibles, et bien qu’il ne faille pas tomber dans la psychose, les spécialistes se doivent de surveiller de près nos petites vagues méditerranéennes.

Le risque en méditerranée

La mer Méditerranée se trouve coincée entre plusieurs plaques tectoniques : celle de l’Afrique, la plaque Ibérique mais aussi la plaque Eurasienne et la micro-plaque Italo-Adriatique. Cette situation présente un grand risque de mouvement de plaques pouvant se produire à des centaines de kilomètres, mais atteignant nos côtes à une vitesse fulgurante. Des cas de séisme sont régulièrement enregistrés dans les pays comme l’Italie ou l’Algérie, mais nous disposons de peu d’information au sujet des tsunamis méditerranéens. Pourtant, en 1908, un drame s’est produit en Sicile rayant de la carte la ville de Messine et faisant 80 000 morts. La reconstruction de la cité prit 25 ans. Une histoire dramatique, mais qui n’est qu’une goutte d’eau comparée au tsunami qui eut lieu vers -1550 av J.C. et qui provoqua la destruction de la civilisation Minoenne qui vivait en Crète, avec des vagues pouvant atteindre 20 mètres de hauteur.

Une propagation vertigineuse

À la suite d’une éruption volcanique sous-marine, ou d’un tremblement de terre, la mer se met en mouvement et des ondes peuvent se propager à 800 km/h, soit la vitesse d’un avion de ligne. En résumé cela signifie que tous les pays riverains de Méditerranée seraient atteints en moins d’une heure. Un laps de temps assez court pour alerter la population et se préparer à une éventuelle évacuation.

Nos systèmes d’alerte

Le centre d’alerte aux tsunamis, le CENALT, est opérationnel depuis 2012 en France et couvre l’Atlantique nord-est et la Méditerranée occidentale. Tous les pays riverains se mobilisent également 7j/7 et 24h/24 pour communiquer les données relatives aux risques sismiques. Cependant, l’Algérie, qui connaît des périodes sismiques importantes et régulières, ne communique pas ces données pour des raisons politiques.

Sur l’ensemble du territoire français, 35 marégraphes ont été installés récemment contre 7 en 2004. Cependant, par manque de moyens financiers, nous ne disposons pas de tsunanimètre au large de nos côtes. Un budget fut tout de même débloqué pour 2015 afin de mettre en place un système d’alarme dans les rues de nos cités balnéaires, des exercices de simulation en prévention d’une évacuation sont également organisés.

Repéré sur Meteoconsult