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La comète Atlas nous promet du grand spectacle en mai prochain !

Crédits : NASA

La comète Atlas, qui se dirige actuellement vers le Soleil, pourrait être visible à l’oeil nu dès le mois de mai prochain depuis l’hémisphère Nord.

Les astronomes ont repéré la comète Atlas, de son vrai nom C/2019 Y4, le 28 décembre 2019. L’objet, qui se trouvait alors à environ 273 millions de kilomètres du Soleil, était à ce moment-là environ 398 000 fois plus sombre que les étoiles visibles à l’oeil nu. Mais, suite à cette découverte, les scientifiques ont observé une vive augmentation de sa luminosité. La comète est en effet passée d’une magnitude de +17 en février à une magnitude de +8 en mars. Ce qui, grossièrement, signifie qu’elle est devenue en l’espace de quelques jours environ 4 000 fois plus brillante.

Bientôt visible à l’oeil nu

Et ce n’est pas fini ! La comète Atlas, désormais visible à travers une bonne paire de jumelles, devrait en effet atteindre son maximum de luminosité à la fin du mois de mai. L’objet sera alors au plus proche de notre étoile : environ 37,5 millions de kilomètres, soit un quart de la distance entre la Terre et le Soleil.

Deux scénarios peuvent alors se présenter. Soit la comète, soumise à des températures élevées et aux pressions du vent solaire, se brisera, anéantissant toutes nos chances de pouvoir l’admirer. Soit, au contraire, elle survivra pour finalement briller très fort, peut-être même autant que Vénus. Cette seconde option est celle qui est privilégiée par les astronomes (donc on croise les doigts).

Certains ont même suggéré que ATLAS pourrait atteindre une magnitude de -5. Si tel est le cas, elle pourrait alors être visible même pendant la journée (plus un objet céleste est brillant, plus sa magnitude est faible, voire négative). Ce fut notamment le cas de son aînée, la “Grande comète de 1844”, visible à l’époque depuis l’hémisphère Sud.

Petit point intéressant : les observations suggèrent que les deux objets, qui font tous les deux le tour du Soleil en 6 000 ans environ, ont possiblement une même origine.

Des nouvelles de la comète interstellaire

On en profite également pour souligner que la comète interstellaire Borisov, observée pour la première fois fin août 2019, a récemment fait parler d’elle à nouveau. Nous savons qu’elle est passée en décembre au plus proche de notre Soleil avant d’entreprendre son voyage retour vers son système. Mais ce passage éclair près de notre étoile semble avoir fait quelques dégâts.

Des chercheurs de l’université de Cracovie (Pologne), qui continuent de la suivre, ont en effet récemment souligné une augmentation de sa luminosité d’environ 0,7 magnitude entre le 4 et le 9 mars. Des observations qui, pour les chercheurs, suggèrent que son noyau pourrait être en train de se désintégrer. Ce ne serait pas étonnant, dans la mesure où les comètes à longue période sont connues pour êtres moins résistantes que les autres (période orbitale de moins de 200 ans).

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