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L214 : les terribles conditions de vie de 40 000 lapins d’un élevage du Morbihan

Crédits : L214

L214 revient avec de nouvelles images filmées il y a quelques semaines dans un élevage en cage de plus de 40 000 lapins, situé dans le Morbihan. L’enquête intervient alors qu’une proposition de loi du groupe Écologie Démocratie Solidarité (EDS) visant à interdire les élevages en cage sera discutée ce jeudi en Commission des affaires économiques.

Il y a quelques mois, l’association de protection animal L214 dénonçait le calvaire des veaux laitiers en France. Plus récemment, elle publiait des images écoeurantes filmées dans un élevage français de canards reproducteurs destinés à servir la filière du foie gras. Il y a quelques jours, L214 jetait un nouveau pavé dans la mare, dénonçant cette fois les conditions de détention d’un élevage de faisans et de perdrix situé à Missé, dans les Deux-Sèvres, élevés essentiellement pour la chasse.

Et ce n’est pas fini. Ce mercredi, l’association présente en effet de nouvelles images d’enquête filmées fin août 2020 dans un élevage en cage de plus de 40 000 lapins. L’établissement est situé à Augan, dans le Morbihan (Bretagne).

Des conditions de vie déplorables

On y découvre alors des animaux entassés dans des cages exiguës au sol grillagé, incapables d’exprimer leurs comportements naturels. Cet élevage contient notamment 3 000 lapines reproductrices (six fois plus que la moyenne française).  Ici, elles sont inséminées tous les mois et demi, dopées aux hormones PMSG (issues du placenta de juments gestantes). Près d’un quart des lapereaux meurent finalement en cours d’élevage.

L’association rappelle également qu’en France, 99 % des lapins vivent dans ces conditions d’élevages intensifs.

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Enfermés dans des cages, 40 000 lapins se disputent les quelques centimètres carrés disponibles. Crédits : L214
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Un cadavre de lapin. Près d’un quart des lapereaux meurent en cours d’élevage, selon l’association. Crédits : L214

Appel aux députés

Les lapins ne sont évidemment pas les seuls à vivre dans ces conditions : en France, 80 % des animaux utilisés dans la production alimentaire sont en effet issus d’élevages intensifs.

L’association rappelle d’ailleurs que du 1er au 8 octobre, les députés français examineront une proposition de loi du groupe Écologie Démocratie Solidarité (EDS) proposant la sortie de l’élevage intensif et de l’élevage en cage (entre autres mesures). Un rendez-vous majeur, qui interviendra quelques jours seulement après l’annonce faite par la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, détaillant la fin progressive des animaux sauvages dans les cirques et delphinariums.

Rappelons également que d’après un récente sondage de l’IFOP, pour la Fondation Bardot, une majorité de Français adhère aujourd’hui à des mesures visant à l’amélioration du bien-être animal, condamnant notamment les conditions d’élevage et d’abattage, ou encore le principe de la chasse à courre.

VOIR L’ENQUÊTE L214 SUR LES LAPINS :