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L’Arche de Palmyre, reproduite à l’aide d’une imprimante 3D, sera exposée à Londres et New York

Crédits : Wikimedia Commons

Des répliques d’une arche de Palmyre en Syrie, site archéologique visé par le groupe Etat islamique (EI) en mai 2015, vont être exposées à New York et Londres grâce à une imprimante 3D.

Souvenez-vous, en mai dernier, l’EI prenait possession de la ville de Palmyre en Syrie et détruisait les vestiges de la cité antique vieille de plus de 2 000 ans à coups d’explosifs. Selon les experts de l’ONU, seule l’arche du temple de Bel serait aujourd’hui encore debout alors que le bâtiment principal ainsi qu’une rangée de colonnes qui jouxte le site auraient été réduits en poussière. L’arche, devenue une forme de symbole de résistance, a été choisie par l’Institut d’archéologie numérique dans le cadre d’un projet visant à reproduire le monument à l’aide d’une imprimante 3D sur les plus grandes places du monde, Trafalgar Square à Londres, et à Times Square à New York en tête.


« Le but de notre projet d’installation est d’attirer l’attention sur la crise mondiale entourant le pillage et la spoliation des biens du patrimoine culturel […], et sur l’importance de célébrer la beauté et la signification de ces objets au quotidien dans la vie des hommes modernes », explique Alexis Karenowska, directeur de la technologie à l’institut d’archéologie numérique. La reproduction de l’arche s’inscrit dans le cadre d’un événement spécial consacré au patrimoine mondial qui se déroulera en avril 2016. Pour reconstituer l’arche de plus de 15 mètres de haut, les ingénieurs se sont appuyés sur une base de plusieurs millions d’images d’archives afin de respecter les moindres détails de l’édifice.

En parallèle, des caméras 3D seront distribuées par l’Institut à un nombre indéterminé de volontaires afin d’immortaliser les monuments menacés de destruction à travers le monde. L’Institut, en partenariat avec l’Unesco, compte créer une gigantesque base de données pour préserver numériquement le patrimoine de l’humanité. « C’est un acte politique, un appel à l’action pour attirer l’attention sur ce qui se passe en Syrie, en Irak et maintenant en Libye. Nous leur disons que s’ils détruisent quelque chose, nous le reconstruirons » conclut Roger Michel, directeur de l’Institut.

Avant le début du conflit syrien en 2011, les ruines de Palmyre attiraient chaque année plus de 150 000 visiteurs.

Sources : The IndependentL’Express