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Koko, la gorille qui parlait en langue des signes et adorait les chatons, est décédée à 46 ans

Crédits : The Gorilla Foundation

Elle était capable de parler en langue des signes : Koko, une gorille devenue mondialement célèbre, est décédée dans son sommeil ce mercredi à l’âge de 46 ans en Californie, a annoncé la Gorilla Foundation qui suivait l’animal.

Le talent de Koko – gorille des plaines de l’Ouest – pour communiquer avait intrigué les chercheurs, mais c’est son affection humaine, son intelligence et son amour des chatons qui ont vraiment retenu l’attention du public. « La capacité de Koko pour le langage et son empathie a ouvert l’esprit et le cœur de millions de personnes », a souligné la fondation. « Elle était très aimée et nous manquera profondément ».

Koko est née au zoo de San Francisco, le 4 juillet – jour de l’Indépendance américaine – en 1971. Très vite, la psychologue spécialisée en comportement animal Francine Patterson choisit la gorille comme sujet d’étude pour sa thèse. Elle se rendit rapidement compte que Koko était différente, voire surdouée. Après lui avoir appris quelques signes, elle poursuivit son apprentissage à l’Université de Stanford, où fut établie la fondation dédiée à l’étude des gorilles en captivité. Koko, qui maîtrisera peu à peu plus de 1 000 mots, intriguera ensuite le monde entier. Elle fit deux fois la couverture du célèbre National Geographic, notamment en octobre 1978, qui la montrait en train de se prendre en photo en se regardant dans un miroir.

Crédits : National Geographic

Koko avait par ailleurs maîtrisé au moins un symbole universel – un majeur étendu qui serait reconnu pratiquement n’importe où dans le monde occidental. La gorille se rendit ensuite célèbre pour son affection envers un premier chaton, qu’elle avait nommé “All Ball”. À la mort du chat, renversé par une voiture, Koko avait affiché son chagrin des mois durant. Elle avait ensuite eu d’autres chats, avec lesquels elle devait se montrer tout aussi tendre et joueuse.

Notons que les gorilles peuvent vivre jusqu’à 30 ou 40 ans dans la nature, et atteindre la cinquantaine en captivité. À 46 ans, il était l’heure pour Koko de partir. Nous regretterons son affection et son empathie.

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