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Kepler découvre deux nouvelles planètes semblables à la notre

Crédits : Melmak / Pixabay

Le télescope spatial Kepler, lancé en 2009 ne récolte plus de données depuis juillet 2013. Mais les 4 ans de données qui ont été collectées continuent à être analysées par les astronomes, et permettent encore de découvrir de nouvelles exoplanètes un an et demi après la fin de sa mission.

L’instrument a été conçu pour être un chasseur d’exoplanètes. Il observe une large portion du ciel, et cherche des changements de luminosité sur les étoiles dans son champs de vision. Ces changements peuvent en effet être dus au passage d’une planète devant l’étoile. Le télescope guette donc des changements périodiques dans la luminosité des étoiles qui correspondent aux passages annuels des planètes par un point de leur orbite.

Mais pour accepter l’existence d’une exoplanète, les astronomes ont besoin de la confirmer avec un autre instrument. Pour les baisses de luminosité observées sans confirmation, on parle de candidats. Le 6 janvier, la NASA a annoncé la découverte de la millième exoplanète par le télescope Kepler. Il existe aussi des milliers de candidats dans les bases de données, dont un bon nombre sera confirmé dans les prochaines années.

Parmi les nouvelles planètes, deux sont potentiellement habitables, Kepler-438 b et Kepler-442b qui se trouvent à 470 et 1.100 années-lumière de la Terre. Ces deux objets ont une taille similaire à celle de la Terre, et orbitent leurs étoiles dans leur zone habitable, c’est-à-dire que la température à leur surface est potentiellement compatible avec l’existence d’eau liquide. Avec un diamètre 1,12 fois celui de la Terre pour 438 b, et 1,34 fois pour 442 b, ce sont les objets les plus semblables à la Terre qui n’aient jamais été découverts. Mais elles risquent bien de ne pas le rester longtemps. Avec la confirmation de ces deux planètes, les astronomes ont aussi ajouté 554 nouveaux candidats, dont 6 pourraient bien être semblables à la Terre.

Il reste à savoir si la vie peut exister à la surface des nouvelles venues dans le club des planètes possiblement habitables. Dans notre système solaire par exemple, Vénus, la Terre et Mars sont toutes les trois situées dans la zone habitable, mais seule la Terre est propice à la vie Mars est un caillou gelé au sol imbibé de désinfectant, tandis que la surface de Vénus est un enfer brulant aspergé de pluies d’acide sulfurique.

Pire encore, il n’est même pas certain que 438b et 442 b aient une surface solide. Pour l’instant, les astronomes n’ont pu mesurer que leur taille, mais pas leur masse. Si la plupart des objets de leur taille semblent avoir une surface solide, il reste une possibilité que ces planètes soient gazeuses. Si c’est le cas, le développement de la vie pourrait bien ne pas être si évident.

Source : NASA