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James Webb Telescope : combien de temps va-t-il nous régaler ?

Illustration du James Webb Telescope en orbite. Crédits : ESA

Le James Webb Telescope n’a même pas encore entamé sa première mission scientifique que la NASA affirme déjà que son travail pourrait être prolongé au-delà de dix ans grâce à l’excès de carburant disponible pour ses propulseurs embarqués.

Lancé avec succès le 25 décembre dernier, le James Webb Telescope effectue actuellement un processus de mise en service complexe et sans précédent. Les propulseurs de l’observatoire se sont déclenchés avec succès un peu plus de douze heures après le décollage pour corriger sa trajectoire. Ce mardi 28 décembre, l’observatoire a déclenché le déploiement de son pare-soleil, l’une des pièces maîtresses de la mission. Dans quelques jours, les deux miroirs du télescope vont à leur tour se déployer avant une arrivée au point de Lagrange 2 (L2) prévu fin janvier.

Après une série d’opérations étalonnages, la phase officielle des opérations scientifiques pourra commencer dans un peu moins de six mois.

Une durée de vie prolongée

Ceci étant dit, il était normalement prévu que le JWT ait une durée de vie d’environ cinq ans au cours desquels il pourra sonder les plus anciennes étoiles et galaxies, analyser l’atmosphère de plusieurs exoplanètes proches ou encore percer les secrets de la matière noire. Toutefois, l’observatoire pourrait jouer les prolongations.

En effet, le JWT devrait avoir suffisamment de carburant pour plus que doubler sa durée de vie minimale, selon une mise à jour de la NASA.

« Après avoir analysé sa trajectoire initiale, l’équipe du Webb Telescope a déterminé que l’observatoire devrait avoir suffisamment de propergol pour permettre le soutien d’opérations scientifiques en orbite pendant bien plus d’une durée de vie scientifique de dix ans« , ont écrit des responsables de l’agence dans un communiqué publié ce mercredi 29 décembre. À titre de comparaison, le télescope Hubble s’illustre depuis plus de trente ans.

James Webb télescope spatial
Une illustration du Webb Telescope dans l’espace. Crédits : Wikimedia Commons / Kevin Gill

Ce supplément de propergol est en grande partie dû à la précision du lancement d’Ariane 5, qui a dépassé les exigences nécessaires pour mettre le télescope sur la bonne voie. Nous devons également ce surplus à la précision de la première manœuvre de correction effectuée à mi-parcours.

Tout au long de son voyage vers L2, l’observatoire devra effectuer occasionnellement deux autres brûlures de propulseur pour gérer son élan et le maintenir sur sa trajectoire. Les succès de ces prochaines opérations pourraient rallonger encore davantage la durée de vie de la mission, même si la NASA se garde bien de proposer une estimation précise, tant les facteurs pouvant affecter la durée de fonctionnement du télescope sont nombreux.