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ISS : un “bioréacteur à algues” produisant de l’oxygène et de la nourriture !

Crédits : DLR

La Station spatiale internationale (ISS) est désormais équipée d’un nouveau dispositif. Il s’agit d’un “bioréacteur à algues” ayant la capacité de fournir oxygène et nourriture aux astronautes. Ce dernier sera utilisé en parallèle d’un autre système d’assistance à la vie en boucle fermée.

Un dispositif très utile

À bord de la Station spatiale internationale, les difficultés sont nombreuses. Rappelons que l’oxygène, l’eau ainsi que la nourriture sont des éléments indispensables à la vie humaine, surtout dans le cadre de mission longue durée. De plus, dans l’optique de missions vers des contrées lointaines telles que Mars, il apparaît essentiel d’utiliser des systèmes efficaces de recyclage en boucle fermée.

Comme l’indique un communiqué publié le 3 mai 2019, les astronautes de l’ISS testent actuellement un bioréacteur à algues. Conçu par le German Aerospace Center (DLR), ce système a pour but de convertir le dioxyde de carbone en méthane et en eau potable. Par ailleurs, le reste du dioxyde de carbone sera consommé par les algues, et celles-ci produiront ensuite de l’oxygène. Ce bioréacteur à algues fonctionne avec un autre système d’assistance à la vie en boucle fermée.

« Avec la première démonstration de l’approche hybride, nous sommes à l’avant-garde en ce qui concerne l’avenir des systèmes de maintien de la vie », a expliqué Oliver Angerer, coordinateur du projet pour le DLR.

Schéma de la boucle fermée du bioréacteur à algues
Crédits : DLR

Une technologie balbutiante

Si les tests qui portent sur ce bioréacteur à algues s’avèrent être concluants, les astronautes des futures missions lointaines pourront compter dessus. Il faut savoir que le système en question utilise des algues Chlorella vulgaris, auxquelles on prête notamment des vertus reminéralisantes et d’élimination. Surtout, celles-ci sont intéressantes dans la mesure où – très riches en protéines – elles pourraient représenter jusqu’à un tiers du régime alimentaire des astronautes ! De plus, outre l’intérêt de bénéficier d’un tel circuit en boucle fermée, il s’agit également d’embarquer moins de nourriture au départ de la mission.

Cette technologie commence tout juste à être testée en conditions réelles, mais l’espoir est permis. En effet, avec les futures missions de la NASA sur la Lune en 2024 et sur Mars en 2033, un tel dispositif pourrait être d’une grande aide.

Sources : Space.comScienceAlertPresse Citron

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