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Comment les insectes survivent-ils à l’hiver ?

Crédits : Pixabay

Comme beaucoup d’autres animaux, les insectes sont très peu friands des températures hivernales et semblent disparaître pendant quelques mois avant de réapparaître dès le retour des beaux jours. Alors, qu’advient-il des insectes durant cette période ?

Face à l’hiver, certains insectes ont développé des techniques de survie, tandis que d’autres ne sont même pas capables de résister à des températures hivernales. Ces insectes qui “ne passent pas l’hiver” ont toutefois une manière de perpétuer leur espèce avant de mourir. À l’arrivée du froid, ils se reproduisent et placent leur progéniture dans des lieux protégés grâce à une capsule de protection. C’est notamment le cas des sauterelles ou de certains papillons. À la sortie de l’hiver, les larves sortiront, et pourront à leur tour devenir adultes. Avant de faire de même à l’arrivée du prochain hiver et ainsi perpétuer le cycle de survie de l’espèce.

Pour d’autres insectes, passer l’hiver est possible si l’on met en place de véritables stratégies de survie. Pour ce qui est de la migration, seul le papillon monarque migre à l’hiver venu, fuyant le Canada pour rejoindre le sud du Mexique et ses températures plus agréables. Mais pour le reste en effet – et contrairement à d’autres espèces animales – il n’est pas envisageable de parler de migration, leur toute petite taille ne permettant évidemment pas de parcourir de si longues distances.

D’autres insectes ont néanmoins développé des techniques de survie bien plus surprenantes. Nous pouvons en ce sens citer en Alaska le cas d’un coléoptère qui produit sa propre molécule antigel. C’est aussi le cas d’une mouche vivant en Antarctique, qui a appris à se déshydrater pour ne pas geler. Malin, pour le seul insecte répertorié sur le continent blanc.

Mais parmi les techniques de survie répandues, il y a celle du regroupement pour maintenir tout le monde au chaud. Certains choisissent de se regrouper dans la ruche et forment un noyau compact et en mouvement, comme les abeilles. Pour d’autres, on parle d’hivernation – à ne pas confondre avec l’hibernation. Il s’agit aussi d’un état de somnolence, mais dans lequel l’animal est plus alerte et réactif et avec une température corporelle qui ne chute pas, contrairement à l’hibernation. C’est notamment le cas des bourdons terrestres. D’autres, comme les coccinelles, passent en hibernation, avec un développement et un métabolisme réduits au minimum de leurs capacités pour pouvoir passer l’hiver.

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