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Infographie : à qui imputer les causes du changement climatique ?

Crédits : WikiImages / Pixabay

Le dernier rapport annuel sur le climat a apporté une conclusion alarmante : 90% des émissions globales de GES proviennent de la moitié des pays du monde, qui sont également les plus riches. Par ailleurs, ce rapport passe en revue toutes les conséquences nouvellement chiffrées du réchauffement climatique.

L’année 2015 est « la pire année de l’histoire moderne », selon le dernier rapport annuel sur le climat publié le 2 août dernier par la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). « Plusieurs marqueurs, comme les températures au-dessus des terres et à la surface des océans, le niveau de la montée des mers et les émissions de gaz à effet de serre ont battu des records établis juste l’année précédente » peut-on lire dans ce rapport, pour lequel près de 450 scientifiques internationaux ont apporté leur contribution.

Ces records de chaleur sont en partie liés au phénomène météorologique El Niño, très fort en 2015. Une des zones du globe les plus touchées par le réchauffement est l’Arctique. Pour ce qui est de la montée des eaux, celle-ci a atteint son plus haut point, avec environ 70mm de plus que la moyenne relevée en 1993. Irrégulièrement répartie sur la surface de la Terre, cette hausse est plus importante dans certaines zones des océans Pacifique et Indien, et devrait s’accélérer, menaçant directement les populations installées sur les littoraux.

L’année 2015 a été également marquée par une saison des pluies plus forte que la moyenne, ce qui a provoqué des inondations très importantes. La sécheresse a également fait des siennes : celle-ci a affecté des superficies pratiquement deux fois plus importantes qu’en 2014.

Des records ont également été battus du côté de la pollution atmosphérique, une des principales causes du réchauffement climatique et de ses conséquences évoquées plus haut. En effet, les concentrations de trois des principaux gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, méthane et protoxyde d’azote) ont « atteint de nouveaux sommets en 2015 » selon le rapport de la NOAA. Dans le monde en général, la barre symbolique des 400 parties par million (ppm) a été tutoyée par les émissions de CO² (399,4 ppm). Il s’agit d’une hausse de 2,2ppm comparé à l’année 2014.

Mais les inégalités entre les États font qu’ils ne sont pas au même niveau de pollution atmosphérique. Une infographie publiée par le Courrier International tente de le prouver. Celle-ci a été élaborée par Allison Chan, étudiante en licence de design interactif à l’université de Washington (États-Unis).

Cette infographie met en lien, entre autres, les revenus des États et leurs émissions de CO², comme en témoigne la figure circulaire centrale. On y voit clairement que les plus gros pollueurs sont les pays les plus riches du monde, comme les États-Unis, le Qatar, l’Australie, le Canada ou encore le Luxembourg, puis dans un degré moindre les autres pays d’Europe et les plus riches pays d’Asie, d’Amérique du Sud et d’Afrique.

Ces pays les plus pollueurs représentent la moitié de la planète, mais contribuent à 90% des émissions de CO². Cependant, l’intégralité des humains subit leurs effets. La répartition est injuste : les pires conséquences (phénomènes climatiques, montée des eaux, sécheresse, inondations) se produisent le plus souvent dans des pays qui contribuent peu au réchauffement climatique.

Pour voir l’infographie d’Alison Chan, suivez ce le lien

Sources : Courrier InternationalLe MondeSciences et Avenir