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Inde : naissance d’un bébé à deux têtes et trois bras !

Crédits : Cater News

Des villageois indiens ont récemment assisté à une naissance très rare. En effet, il est question d’un nouveau-né à deux têtes et trois bras. Si la maladie a déjà été identifiée par le passé, la science n’a pas encore dévoilé le mystère de ce genre de naissance.

Un cas rarissime

L’échographie de ce bébé né dans le village de Basauda (Inde) laissait penser qu’il s’agissait de jumeaux. Comme l’affirme le Daily Mail dans un article du 25 novembre 2019, il s’agit en réalité d’enfants siamois. Toutefois, la pathologie dont il est question est rarissime, connue sous le nom de Dicephalic parapagus. Ceci signifie que deux cerveaux partagent un même corps mais sont liés par le même pelvis et le même abdomen. Par ailleurs, la pathologie prend plus précisément le nom de Dicephalic parapagus tribrachius. En effet, le nouveau-né est doté de trois bras.

Les enfants siamois sont déjà des cas rares en soi, à savoir 1 naissance sur 50 000 à 100 000. Or, le fait est qu’environ 11 % des cas relèvent d’un Dicephalic parapagus. En faisant ce constat, il apparaît donc logique que la science n’ait pas encore eu beaucoup l’occasion d’étudier le phénomène. Autrement dit, le mystère entourant cette pathologie reste entier, ou presque.

Dicephalus dibrachius siamois
Squelette d’enfants siamois atteints de Dicephalus dibrachius.
Crédits : Wikipédia / Hirst & Piersol, 1893

Impossible de séparer les siamois

La théorie se rapprochant sûrement de la vérité est celle relative à un échec de la séparation des embryons. Il est ici question de jumeaux monozygotes. Habituellement, ce type de jumeaux est issu d’un processus d’ovulation et de fécondation unique, engendrant une cellule œuf qui se sépare en deux et donne deux individus identiques. Or, dans le cas présent et pour une raison inconnue, la cellule œuf ne s’est pas séparée entièrement !

Du fait de cette séparation partielle, les corps ont alors fusionné. Suivant les cas, il est parfois possible d’effectuer une opération permettant de séparer les deux individus. En revanche, cela dépend de l’endroit où a eu lieu la fusion, autrement dit des organes et membres partagés. Or, le fait est que les siamois indiens n’ont absolument aucune chance de bénéficier d’une telle opération. Effectivement, ceux-ci partagent plusieurs organes vitaux dont le cœur.

En 2017, nous évoquions le cas de deux petites filles siamoises reliées par la tête. Néanmoins, celles-ci ont eu plus de chance puisqu’elles ont été opérées avec succès !
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