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Naufrage du Titanic : Et si l’iceberg n’était pas seul en cause ?

Crédits : Wikimedia Commons

Plus de cent ans après son naufrage, le Titanic continue de fasciner et d’intriguer. Dans un documentaire, un journaliste qui a étudié la question de ce naufrage pendant trente ans présente des preuves d’un incendie avant le départ qui aurait grandement fragilisé la coque.

En avril 1912, le plus grand paquebot du monde, le Titanic, quittait Southampton en Angleterre pour rejoindre New York, aux États-Unis. Mais après avoir heurté un iceberg dans l’Atlantique Nord, le paquebot a sombré en à peine plus de deux heures. Plus de cent ans après cette tragédie, les véritables raisons de ce naufrage intriguent toujours autant.

Si l’on a toujours attribué cette catastrophe à l’impact avec un iceberg, la théorie d’un incendie à bord dans les jours qui ont précédé le départ prend du poids grâce au travail du journaliste et écrivain irlandais Senan Molony qui travaille sur les causes du naufrage du Titanic depuis près de trente ans. C’est un travail et des conclusions qu’il présente dans un documentaire diffusé sur Channel 4 intitulé Titanic : The New Evidence.

Le journaliste s’est notamment appuyé sur des photographies prises par les ingénieurs électriciens avant qu’ils ne quittent le chantier naval de Belfast. Ces clichés mettent en évidence de larges marques noires d’environ dix mètres à l’avant et à droite au niveau de la coque du navire, c’est-à-dire à proximité de l’endroit où s’est produite la collision entre le Titanic et l’iceberg. Pour les experts interrogés, ces marques sont bien susceptibles d’avoir été causées par un incendie dans un réservoir de carburant.

Les agents présents à bord du Titanic auraient ainsi reçu des instructions très claires de la part de J. Bruce Ismay, le président de la société qui a construit le Titanic : ne pas mentionner l’événement de l’incendie aux quelque 2 500 passagers qui ont embarqué. Pour Senan Molony, le rôle de l’incendie, mentionné à plusieurs reprises par des personnes travaillant sur le navire pendant l’enquête officielle, a donc été largement minimisé avant le départ et après la tragédie.

« Ce naufrage n’est pas l’histoire d’une simple collision entre un paquebot et un iceberg. C’est l’addition de facteurs extraordinaires : le feu, la glace et la négligence. Cet incendie était connu, mais il a été minimisé. Le paquebot n’aurait jamais dû être mis à la mer », explique le journaliste à The Independant.