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Impression 3D : Des chercheurs créent des objets médicaux à base de silicone liquide !

Des chercheurs américains ont mis au point une nouvelle méthode d’impression 3D intégrant du silicone liquide. Le but ? Produire des objets à usage médical dans un laps de temps réduit et baisser les coûts de fabrication.

La technique utilisée par les chercheurs de l’Université Herbert Wertheim (États-Unis) permet de produire des objets solides à partir de silicone liquide. Les résultats de ces recherches ont été publiés dans la revue Science Advances le 10 mai 2017. Ce procédé tire avantage d’un phénomène de « brouillage » durant lequel la viscosité du matériau augmente proportionnellement à la densité des particules.

« Notre nouveau matériau apporte un soutien pour le silicone imprimé en 3D, ce qui nous permet de créer des structures très complexes ainsi que des pièces encapsulées en élastomère silicone » explique Christopher O’Bryan, doctorant en ingénierie mécanique et aérospatiale.

Plus confortables et plus abordables financièrement, les objets produits ne présentent que des avantages sur ceux existant déjà sur le marché. De nombreux problèmes médicaux pourraient trouver une réponse puisque les chercheurs sont parvenus à fabriquer des objets mous et flexibles ayant également la capacité de se gonfler ou de se rétracter en fonction des situations. Un avantage de taille est à souligner : la possibilité d’imprimer des objets personnalisés en une poignée d’heures, ce qui s’avère être d’un réel intérêt dans le monde médical.

« Les gens n’ont jamais été aussi sensibles aux prix en ce qui concerne les soins médicaux. Ils se plaignent beaucoup des coûts élevés, des dépenses inutiles dans les hôpitaux ou encore des prix pharmaceutiques exorbitants. Tout le monde est d’accord sur la nécessité de réduire les coûts dans le domaine médical », souligne un second chercheur, Tommy Angelini.

Cette technique est en réalité dérivée de la bio-impression, résultant d’une étude récemment menée par l’Université de Floride. Les scientifiques étaient alors parvenus à produire des matériaux mous en utilisant des particules d’hydrogel microscopiques par définition à base d’eau. Les chercheurs de l’Université Herbert Wertheim n’ont fait qu’adapter le processus à la consistance du silicone (sous forme d’huile) qui ne s’apparentait donc pas à l’eau.

« Une fois qu’on a réussi à faire cela, les pièces ont conservé leur forme. Nous avons pu créer d’excellentes pièces en silicone imprimées en 3D – les meilleures que j’ai jamais vues », conclut Tommy Angelini.

Sources : The Verge3Dnatives