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Ils veulent utiliser l’IA pour prédire les pics de pollution !

Crédits : Pixabay

Des chercheurs britanniques ont développé un système doté d’une intelligence artificielle. L’objectif ? Prédire les niveaux de pollution atmosphérique plusieurs jours à l’avance, ce qui laisserait le temps de mettre en place des dispositifs de prévention.

Une IA ciblant les PM2,5

Une étude parue il y a quelques mois estimait que réduire la pollution de l’air peut avoir des conséquences positives immédiates sur notre santé. Or, lorsque l’on sait que rien qu’en France, la pollution atmosphérique cause environ 50 000 décès par an, la recherche de solutions aux effets rapides apparaît pertinente. Dans ce but, des chercheurs de l’Université de Loughborough (Royaume-Uni) travaillent sur une intelligence artificielle (IA) de prévision des pics de pollution.

Selon un communiqué publié le 17 mars 2020, l’objectif est simple. En prévoyant les pics de pollution plusieurs jours à l’avance, ceci laisse le temps de mettre en place des mesures de prévention. L’IA mise au point est vouée a être connectée à des capteurs installés dans les villes. Les chercheurs britanniques ciblent principalement les PM2,5, ces particules fines connues pour faire partie des plus dangereuses. En effet, celles-ci pénètrent facilement dans les poumons avant d’intégrer la circulation sanguine. Malheureusement, les personnes exposées risquent ainsi de contracter des maladies cardiaques et/ou des accidents vasculaires cérébraux (AVC).

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Crédits : Pixabay

Faciliter la mise en place d’un crédit-carbone

L’IA pourrait permettre une meilleure compréhension des facteurs météorologiques, saisonniers et environnementaux. Il s’agit de mieux cerner l’origine de ces particules ainsi que leur niveau. Il est également question d’identifier la période de l’année où celles-ci sont le plus présentes. Pour les chercheurs, ceci permettrait de mettre en place un crédit-carbone, un concept basé sur celui du pollueur-payeur. En dépassant les limites, les industriels devront acheter des crédits supplémentaires. Toutefois, en cas de “bonne conduite”, ces mêmes industriels pourront faire des bénéfices grâce à leurs crédits en trop.

Pour l’heure, les chercheurs britanniques expérimentent ce dispositif en Chine, dans des villes telles que Pékin et Shenzhen. D’ailleurs, les chercheurs ont utilisé des données historiques publiques sur la pollution de l’air à Pékin pour entraîner leur IA. Il est vrai qu’habituellement, une écrasante majorité des villes chinoises rencontre d’importants problèmes en matière de pollution atmosphérique. Parfois, un épais smog enveloppe ces grands centres urbains. Début mars 2020, les niveaux de pollution en Chine ont chuté en Chine en raison de l’épidémie de coronavirus Covid-19. Toutefois, il s’agit évidemment d’une situation temporaire puisque l’activité reprend petit à petit partout dans le pays.