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Ils ont reproduit les capteurs ultrasensibles des araignées

Crédits : Josch13 / Pixabay

Good vibrations. C’est sûrement ce qu’ont senti les chercheurs en nanotechnologies  de l’Université de Séoul en mettant au point un tout nouvel appareil ultrasensible, qui pourrait permettre de capter des sons à une qualité inégalée. On peut dire que leur recherche, parue dans la revue Nature en décembre, tire sur le bon fil : leur invention se calque sur un système présent chez les araignées !

Prête-moi ta patte

L’équipe a reproduit la forme d’un organe qui se trouve sur les pattes des araignées. Celui-ci est constitué de fissures minuscules creusées dans l’exosquelette (la « peau rigide ») de la bête. Ces fentes peuvent se déformer face à des changements de pressions et de vibrations, ce qui produit un signal dans le système nerveux de l’araignée. Elle détecte alors les mouvements les plus infimes qui l’entourent, provoqués par exemple par un moustique venant se prendre au piège à l’autre bout de sa toile. Grâce à ce merveilleux système nommé organe lyriforme, le compte du pauvre insecte pourra lui être fait sans attendre.

La main à la pâte

En s’imprégnant de la jolie scène champêtre, les chercheurs ont recréé le dispositif de cet organe de manière artificielle, à l’aide d’un microfilm de platine. La conductivité du film, variable selon l’ouverture des  fentes et donc selon les vibrations perçues, est mesurée pour reconstituer les sons auxquels l’appareil est exposé. Avec leur prototype, les scientifiques ont déjà enregistré et reconstitué des mots, une mélodie de violon, ainsi que des battements de cœur et même… d’ailes de libellule.

Ça vous épate ?

Ce nouveau capteur pourrait servir à surveiller les fréquences cardiaques, faire de la reconnaissance vocale et enregistrer de la musique. Des bonnes ondes, des petits animaux à pattes et de la technologie : ça fait toujours plaisir quand la nature inspire. Car si dans quelques années nous profitons de cette invention pour nous faire du bien à la santé et aux oreilles, n’ayons alors plus peur de réveiller notre côté arachnide !

Par : Chloé Huguenin

Sources : Le journal de la scienceScience et avenirNature