in ,

Ils effectuent une double greffe de main et de visage grâce à l’impression 3D

Crédits : Materialise

Une équipe d’ingénieurs cliniques et de chirurgiens a réalisé la toute première double greffe de main et de visage au monde. Or, cette grande première mondiale a été en grande partie rendue possible par l’impression 3D.

Une chirurgie plastique reconstructive complexe

Le leader mondial de la fabrication additive Materialise et le centre de santé de l’Université de New York à Langone (États-Unis) ont collaboré pour une grande première mondiale. Comme l’explique 3D Printing Industry dans un article du 4 février 2021, des ingénieurs cliniques et des chirurgiens ont récemment effectué la toute première double greffe de main et de visage. Le patient de 22 ans avait été victime d’un accident de voiture ayant occasionné des brûlures, d’importantes lésions des tissus mous ainsi de graves blessures au visage et aux bras. Cette chirurgie plastique reconstructive a été en grande partie possible grâce à l’impression 3D. Les ingénieurs de Materialise ont en effet créé des outils de planification à destination des chirurgiens. Ces derniers ont pu bénéficier de la rapidité et la précision nécessaires afin de couronner de succès cette procédure médicale très complexe.

L’équipe a eu quatorze mois pour se préparer. En revanche, il lui a fallu commencer l’opération dans les 24 heures suivant la découverte d’un donneur compatible. Évidemment, ce laps de temps très court ne laissait que très peu de place aux erreurs et à l’improvisation. Des données scannées du patient ont permis de créer un modèle 3D personnalisé détaillé de sa structure. Cela a permis de planifier l’intervention de manière virtuelle et d’anticiper les scénarios possibles. Après avoir répété plusieurs fois l’opération, les chirurgiens ont ainsi pu mettre au point un plan précis.

visualisation 3D modèle os visage
Crédits : Materialise

L’impression 3D, un soutien de taille

Les outils fournis par Materialise ont permis de sélectionner les implants médicaux tout en prédisant leur positionnement anatomique optimal. Parmi ces outils, nous retrouvons notamment un guide de coupe. Ce dernier avait pour mission d’assurer le repositionnement et la fixation des fragments osseux propres à l’anatomie du patient. Il y avait également des étiquettes d’identification pour les nerfs et les vaisseaux sanguins et l’impression d’attelles a permis un positionnement optimal de la main du donneur durant la reconstruction des tissus mous.

Pour le Dr Eduardo D. Rodriguez, ayant dirigé l’opération, l’impression 3D a joué un rôle prépondérant dans sa réussite. Cette première mondiale représente une énième preuve que la fabrication additive a aujourd’hui une place importante dans le domaine de la médecine.