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Il y a un demi-siècle, cet homme a tenté de rentrer dans son pays “par courrier”

Cré&dits : terimakasih0 / Pixabay

Il y a plus d’un demi-siècle, un gallois travaillant en Australie avait tenté de retourner dans son pays via un incroyable moyen. Alors qu’il n’avait pas les moyens d’acheter un billet d’avion, l’homme a décidé de s’expédier lui-même par courrier. Il aura voyagé plusieurs jours dans une caisse en bois, au péril de sa vie.

Pas les moyens d’acheter un billet d’avion

Brian Robson est un gallois âgé de 75 ans aujourd’hui retraité. Lorsqu’il avait 19 ans en 1965, l’intéressé se trouvait en Australie, employé par la société de transport ferroviaire de la province de Victoria. Alors qu’il faisait partie d’un programme d’immigration, Brian Robson a commencé à avoir le mal du pays. Seulement voilà, son salaire de 40 livres sterling par mois ne lui permettait pas d’acheter un billet d’avion pour rentrer dans sa terre natale.

À l’aide de deux acolytes irlandais – Paul et John – l’homme décide de se faire expédier par courrier. Plus précisément, il s’agissait de fret aérien. Après avoir rempli les documents d’expédition, les deux amis ont cloué la caisse en bois où se trouvait Brian Robson. Par ailleurs, le document précisait qu’il s’agissait d’un ordinateur. Il faut dire qu’à cette époque, les ordinateurs avaient une taille bien plus imposante que ceux dont dispose aujourd’hui le grand public.

À l’intérieur, le clandestin disposait sans surprise d’un confort sommaire : une torche, une valise, un livre de chanson des Beatles et deux bouteilles – pour l’eau et l’urine. Le fait est que l’intéressé s’attendait à effectuer un voyage de 36 heures. Cependant, tout ne s’est pas passé comme prévu.

Un voyage beaucoup plus long que prévu

La caisse débute son voyage à Melbourne mais ne rejoint pas l’Europe aussi vite qu’espéré. En effet, l’avion effectue une première escale à Sydney, durant laquelle la caisse est posée à l’envers. Brian Robson est donc resté la tête en bas durant environ 22 heures ! Ensuite, la caisse fut placée dans un avion en direction de Los Angeles (États-Unis). Au total, l’homme sera resté cinq jours dans sa prison de bois.

À Los Angeles, la caisse finit sa course dans un hangar à marchandise et Brian Robson se croit à Londres. Soudainement – à travers un trou dans la caisse – il croise le regard d’un douanier étasunien complètement paniqué. Ce dernier pensait avoir fait la découverte d’un cadavre. Une heure plus tard, la CIA, le FBI et la sécurité aéroportuaire ont débarqué. Après une situation évidemment confuse, Brian Robson a été emmené à l’hôpital. Il faut dire qu’après ces cinq jours passés dans la caisse, l’intéressé avait perdu l’usage de ses membres.

Dans son ouvrage intitulé The Crate Escape (à paraître bientôt), Brian Robson affirme que les États-Unis n’ont pas porté plainte. Ils l’ont même renvoyé au Royaume-Uni sur un vol commercial. L’homme regrette de n’avoir jamais pu retrouver ses deux amis irlandais l’ayant aidé au début de son périple. Il aurait aimé les rencontrer à nouveau pour leur offrir un verre.

The Crate Escape livre
Crédits : Austin Macauley Publishers