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Il pourrait y avoir des milliards de planètes comme la Terre dans la Galaxie

Crédits : LoganArt / Pixabay

Une équipe d’astronomes estime que jusqu’à 10 milliards de planètes semblables à la Terre pourraient évoluer dans la Voie lactée. Une étude qui permettra de mieux orienter les recherches futures.

Sommes-nous seuls dans l’Univers ? C’est LA grande question que tout le monde (ou presque) se pose. Pour tenter d’y répondre, encore faut-il savoir où chercher. En ce sens, des astronomes tentent, depuis plusieurs années maintenant, de cibler les planètes potentiellement intéressantes. Autrement dit, celles évoluant dans la “zone habitable” de leur étoile, capables de soutenir de l’eau liquide en surface. Et ces planètes pourraient être (très) nombreuses. Une récente étude publiée dans The Astronomical Journal suggère en effet qu’il pourrait y en avoir plusieurs milliards, rien que dans notre Galaxie.

Entre 5 et 10 milliards

Pour ces travaux, les chercheurs de la Penn State University se sont appuyés sur les données du télescope Kepler de la NASA, couplées à celles du télescope Gaia, de l’Agence spatiale européenne (ESA). Grâce à des simulations informatiques, ils ont alors pu estimer le nombre de planètes rocheuses dont la taille est comprise entre trois quarts et une fois et demie celle de la Terre. Ces planètes devaient également effectuer une orbite autour de leur étoile – semblable au Soleil – tous les 237 à 500 jours. Ces conditions, disent-ils, pourraient autoriser la présence d’eau liquide en surface.

Au final, il pourrait y en avoir entre 5 et 10 milliards. Une estimation prudente qui permettra d’orienter les recherches futures, permises grâce à la prochaine génération de télescopes. « Nous obtenons beaucoup plus de retour sur notre investissement si nous savons quand et où regarder », explique en effet Eric Ford, principal auteur de l’étude.

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Il pourrait y avoir des milliards de planètes similaires à la Terre dans la Voie lactée. Crédits : NASA/AMES/SETI

Déterminer la présence d’atmosphères

Bien évidemment, le fait d’évoluer dans la zone habitable d’une étoile ne signifie pas nécessairement que la vie puisse y prospérer. Du moins celle que nous connaissons. En témoignent dans notre système les planètes Mars et Vénus. Un monde, pour être véritablement habitable, doit pouvoir présenter une atmosphère capable de capter suffisamment de chaleur (mais pas trop) pour maintenir de l’eau liquide à sa surface. La composition de cette atmosphère est également déterminante.

Déterminer la présence (ou non) d’atmosphère est donc primordial si nous voulons estimer le potentiel d’habitabilité d’une planète. En ce sens, les chercheurs comptent s’appuyer sur le James Webb Telescope, dont le lancement est prévu pour 2021. Il sera notamment question de se concentrer sur le système TRAPPIST-1, et ses sept planètes rocheuses évoluant à 39 années-lumière de la Terre.

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