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Il existe un vaccin sûr contre Ebola

Crédits : bhossfeld / Pixabay

Des essais cliniques menés en Ouganda en 2010 ont déterminé que les vaccins contre Ebola actuellement développés ne sont pas dangereux, et pourraient être efficaces pour protéger les populations lors d’une épidémie.

Le test a eu lieu à Kampala, en Ouganda et portait sur 108 volontaires qui ont reçu des doses de vaccins expérimentaux contre Ebola et le virus Marburg. Certains sujets ont reçu un seul vaccin, un groupe s’est fait administrer les deux en même temps, et un dernier n’a reçu qu’un placebo. L’expérience est un essai de phase 1, destiné à déterminer si le produit peut être administré à des humains en toute sécurité.

Le nouveau vaccin est à ADN, c’est-à-dire qu’il est constitué de fragments du matériel génétique du virus, fabriqués en laboratoire. Aucun virus n’est directement impliqué dans la préparation du vaccin, ce qui élimine tout risque de contamination. Un virus se reproduit en utilisant la machinerie des cellules hôtes pour reproduire son matériel génétique et les protéines qui forment son enveloppe. Le vaccin à ADN va lui aussi s’infiltrer dans la cellule pour fabriquer des protéines, mais il a été conçu pour être incapable de former un virus complet, et va simplement forcer la cellule en question à produire des protéines inoffensives et spécifiques au virus, que le système immunitaire apprend à reconnaitre.

Pour tester l’efficacité du vaccin, les chercheurs n’ont fort heureusement pas exposé leurs sujets expérimentaux à des virus mortels. Ils leur ont injecté quelques protéines virales inoffensives, et ont mesuré la production d’anticorps qui a eu lieu en réponse. La moitié des sujets ont monté une réponse immunitaire, ce qui est une couverture faible. Pire encore, la protection avait disparu au bout de 11 mois.

Même s’il est possible d’améliorer ces résultats en ajustant la dose par exemple, il n’est pas certain que les tests de ces vaccins vont continuer, du fait de leur efficacité relativement faible. Mais leur existence est en soit un espoir, et montre qu’il est au moins en principe possible de prévenir Ebola et Marburg. L’épidémie meurtrière de 2014 a relancé la recherche dans ce domaine, et il est possible que grâce à la vaccination de masse, elle soit la dernière à sévir sur le continent africain.

Repéré sur ScienceDaily