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Il est désormais possible de transformer le CO2 en carbone solide !

Crédits : Wikipedia

Dans une étude récente, des chercheurs australiens affirment avoir trouvé une technique pour changer le CO2 en une sorte de charbon. Selon eux, il s’agit d’une méthode qui pourrait aider à lutter contre la pollution et plus particulièrement les gaz à effet de serre.

Une idée plus qu’étonnante

Dans leur étude publiée le 26 février 2019 par la revue Nature Communications, des chercheurs du Royal Melbourne Institute of Technology (Australie) évoquent la possibilité de faire du dioxyde de carbone (CO2) une énergie renouvelable. Il s’agit plus précisément de transformer le CO2 en particules solides de carbone.

« Bien que nous ne puissions pas littéralement remonter le temps, reconvertir le dioxyde de carbone en charbon et l’enfouir dans le sol, c’est un peu comme rembobiner l’horloge des émissions », a indiqué Torben Daeneke, ayant participé aux recherches.

Il est question d’une nouvelle technologie qui pourrait dans un premier temps être appliquée de manière localisée dans des usines, avant d’être plus largement adaptée à l’atmosphère lui-même. Les chercheurs estiment que le carbone produit pourrait être utile à l’industrie – sous forme de supercondensateur ou de carburant synthétique. Les émissions pourraient également être transformées, et ainsi de suite.

Comment cela est-il possible ?

Les scientifiques australiens n’ont pas manqué de rappeler que le CO2 avait auparavant déjà été transformé en solide. Toutefois, le processus en question se déroulait à des températures si élevées que la manipulation ne s’avérait pas viable pour une application dans l’industrie.

Le nouveau procédé permettrait alors que transformer le CO2 en particules solides à température ambiante ! La manipulation se fait à l’aide d’un catalyseur sous forme de métal liquide dans lequel le CO2 se dissout. Ensuite, ce dernier est converti en carbone solide par le biais d’un courant électrique. Ainsi, les chercheurs ont obtenu un genre de flocons noirs se détachant naturellement de la surface du métal liquide, et dont la composition est proche du charbon.

Crédits : RMIT

En revanche, si les scientifiques croient fermement en leur méthode, toute manipulation a un coût énergétique et aucune précision n’a été apportée à ce sujet. Néanmoins, toute initiative est intéressante dans la mesure où l’exploitation du charbon pose également la question épineuse des centrales à charbon. Or, sur les 6 685 centrales de notre planète fonctionnant au charbon, pas moins de 42 % ne font aucun profit, ce qui pose la question même de leur existence face au développement des énergies renouvelables.

Sources : ConsoGlobeClubic

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