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IA : verra-t-on un jour les machines pleurer ?

Crédits : capture Youtube / toodooda

Yann Le Cun est un scientifique français de renom à la tête des recherches sur l’intelligence artificielle pour Facebook. Il a participé à une discussion à l’occasion de la parution de son ouvrage traitant des avancées de l’intelligence artificielle comparée à l’intelligence humaine.

Connu pour être l’un des pères de l’apprentissage profond (deep learning) et des réseaux neuronaux, Yann Le Cun est l’actuel « monsieur IA » de Facebook. Ce dernier est à l’origine de la création des laboratoires Facebook Artificial Intelligence Research (FAIR) présents dans plusieurs villes – dont Paris.

L’intéressé a récemment participé à une discussion – organisée par France Info – avec le spécialiste du cerveau Stanislas Dehaene. Cet échange a eu lieu dans le cadre de la parution de l’ouvrage La plus belle histoire de l’intelligence – en vente depuis le 18 octobre 2018 -, qui s’étend de l’origine de l’intelligence artificielle aux prochaines évolutions par rapport à l’intelligence humaine.

Yann Le Cun a expliqué que le cerveau biologique était très en avance sur le cerveau numérique, ce dernier n’étant même pas encore arrivé au même niveau que celui d’un rat. L’exemple donné par le spécialiste a été celui de l’IA équipant une voiture autonome. Elle serait bien incapable de conduire un véhicule comme un humain, à qui une vingtaine d’heures d’apprentissage suffit dans la plupart des cas.

Yann Le Cun a évoqué la notion de « modèle du monde » que les humains auraient, permettant à ces derniers de « prédire ce qui va se passer pour éviter les catastrophes ». Il s’agit selon lui d’un défi technique important qui fait actuellement l’objet de recherches pointues concernant l’intelligence artificielle. En revanche, si un jour une IA se retrouve en capacité de s’entraîner à ce genre de prédictions, cela voudrait dire que celle-ci « a compris quelque chose de la structure du monde ».

Quant au fait de voir des robots pleurer dans le futur, il n’y a techniquement rien d’impossible. Mais encore faudrait-il que cela ait de l’intérêt, selon le spécialiste. Si l’humain pleure, cela prouve que ce dernier est un animal social et qu’il est en mesure d’exprimer ses sentiments aux autres – un pan de la nature humaine qui n’a pas grand-chose à voir avec l’intelligence. Ceci pourrait par exemple permettre aux machines de s’aligner sur les valeurs humaines. Un scénario de type Terminator dans lequel des machines intelligentes voudraient automatiquement dominer l’humain serait alors complètement hors contexte.

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