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Hubble capture les images fascinantes d’une galaxies située à environ 11 milliards d’années-lumière

Crédits : NASA, ESA, et T. Johnson (University of Michigan)

Une nouvelle technique de calculs combinée au phénomène de lentille gravitationnelle a récemment permis à Hubble de capturer les images fascinantes d’une galaxie située à environ 11 milliards d’années-lumière.

Même Hubble a ses limites, aussi pointu soit l’instrument, c’est pourquoi l’Univers lointain nous échappe. La recherche de détails plus fins exige une pensée intelligente et un peu d’aide cosmique, comme une belle et grosse lentille gravitationnelle. En appliquant une nouvelle analyse de calcul à une galaxie agrandie par une lentille gravitationnelle, des astronomes ont récemment obtenu des images 10 fois plus pointues que ce que Hubble pourrait réaliser seul. Les résultats nous livrent une galaxie ancienne estampillée de motifs brillants : des étoiles nouvellement formées. Ces résultats apparaissent dans un article publié dans The Astrophysical Journal Letters, et deux articles supplémentaires publiés dans The Astrophysical Journal.

Quand nous avons vu l’image reconstruite, nous avons dit: Wow !“, rapporte l’astronome Jane Rigby du Goddard Space Flight Center de la NASA à Greenbelt, dans le Maryland. Cette galaxie est si loin que nous la voyons telle qu’elle était il y a 11 milliards d’années, seulement 2,7 milliards d’années après le big bang. Les chercheurs ont ici bénéficié de la présence d’un amas de galaxies situé à environ 6 milliards d’années-lumière et contenant des centaines de galaxies posté entre la Terre et l’ancienne galaxie ciblée, l’étirant en arc et l’amplifiant presque 30 fois. L’équipe a dû développer un code informatique spécial pour éliminer les distorsions causées par la lentille gravitationnelle et révéler le disque galactique tel qu’il apparaîtrait normalement.

Ici représenté l’amas de galaxies SDSS J1110 + 6459 situé à environ 6 milliards d’années-lumière de la Terre et contenant des centaines de galaxies. À gauche, un arc bleu distinctif est en fait composé de trois images distinctes d’une galaxie de fond plus lointaine baptisée SGAS J111020.0 + 645950.8. L’ancienne galaxie, située à 11 milliards d’années-lumière, est ici agrandie, déformée et amplifiée par la gravité de la grappe de galaxie dans un processus connu sous le nom de lentille gravitationnelle. Crédit: NASA, ESA et T. Johnson (Université du Michigan)

L’image reconstruite a révélé deux douzaines de touffes d’étoiles néonatales, notent les chercheurs, chacune couvrant environ 200 à 300 années-lumière, contredisant au passage les anciennes théories suggérant que les régions formant des étoiles dans l’univers lointain étaient beaucoup plus grandes, s’étalant sur 3 000 années-lumière ou plus. Sans l’effet “loupe” de la lentille gravitationnelle, les chercheurs notent également que le disque aurait semblé parfaitement lisse et sans importance pour Hubble. Une victoire de plus pour le célèbre télescope qui devrait prendre sa retraite dans les prochains mois.

Le télescope spatial James Webb de la NASA, son successeur qui entrera normalement en service au cours de l’année 2018, sera quant à lui en mesure de pouvoir détecter des étoiles plus anciennes, plus lointaines, formées encore plus tôt dans l’histoire de la galaxie. De belles découvertes en perspective.

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