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Après nous avoir livré son précieux butin, Hayabusa2 repartira pour de nouvelles aventures

Illustration de la sonde spatial Hayabusa2. Crédits : ESA

Le vaisseau japonais Hayabusa2 sera de retour sur Terre en décembre prochain pour nous livrer ses échantillons d’astéroïde. Mais ce ne sera pas la fin de l’histoire. La JAXA vient en effet d’annoncer le prolongement de la mission et cible un nouvel astéroïde.

Il y a quelques années, la JAXA, l’agence spatiale japonaise, s’est fixé un objectif ambitieux : récolter des échantillons d’astéroïde et les ramener sur Terre. Dans cet esprit, l’agence a développé une sonde nommée Hayabusa2 qui, en 2019, s’est posée à deux reprises sur Ryugu. Cette roche de 900 mètres de diamètre évolue à plus de 350 millions de kilomètres de la Terre.

En novembre dernier, la sonde japonaise a finalement entamé son voyage de retour vers la Terre. Les échantillons de Ryugu devraient normalement atterrir au Woomera Range Complex le 6 décembre prochain. Cette installation du sud de l’Australie est dirigée par la Royal Australian Air Force.

Les chercheurs sont évidemment impatients de pouvoir analyser ces matériaux extraterrestres. Ces échantillons, véritables capsules temporelles quasiment inchangées depuis 4,5 milliards d’années, pourraient en effet apporter un éclairage considérable sur la formation du Système solaire, ainsi que sur le rôle joué par ces objets riches en carbone dans l’apparition de la vie sur Terre.

Hayabusa2
Représentation d’artiste du vaisseau spatial Hayabusa2 après avoir largué sa capsule d’échantillons dans l’atmosphère terrestre. Crédits : JAXA

Une nouvelle cible

Initialement, la mission devait s’arrêter là, mais la JAXA en a finalement décidé autrement. Après avoir livré son précieux butin, Hayabusa2 se dirigera en effet vers une nouvelle cible : l’astéroïde 1998 KY26. Cette roche à rotation rapide d’environ trente mètres de diamètre se positionne entre les orbites de Mars et de la Terre. Le vaisseau spatial devrait pouvoir l’atteindre en 2031.

Selon la JAXA, le fait de se rapprocher d’un tel objet pourrait aider les scientifiques à se préparer à d’éventuelles collisions d’objets de taille similaire avec la Terre. Dans leur communiqué, les responsables japonais font notamment référence à la météorite Tcheliabinsk, d’environ la moitié de la taille de 1998 KY26, qui avait explosé au-dessus de la Russie en 2013.

Cette mission prolongée comprendra également un survol à grande vitesse d’un autre objet, l’astéroïde 2001 CC21. Enfin, sur le chemin, l’un des instruments de Hayabusa2 pourrait également être capable de repérer des baisses de luminosité d’étoiles brillantes trahissant potentiellement l’existence d’une exoplanète en transit.

Pour rappel, il est également prévu que la sonde OSIRIS-REx de la NASA opère sa toute première tentative d’échantillonnage de l’astéroïde Bennu le 20 octobre prochain. Si tout se passe comme prévu, ces échantillons reviendront sur Terre le 24 septembre 2023. La capsule doit normalement se poser dans le désert de l’Utah, aux États-Unis.