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Le guépard se meurt, et pourrait bientôt disparaître

Crédits : iStock

Selon une nouvelle étude publiée lundi 26 décembre, il ne resterait que 7 100 guépards à l’état sauvage dans le monde. Un déclin silencieux, à l’instar des girafes, qui devrait pousser le guépard à rapidement intégrer la liste rouge des espèces en danger critique.

L’animal terrestre le plus rapide se meurt. Alors que l’on estimait leur nombre à plus de 100 000 à la fin du XIXe siècle, ils seraient aujourd’hui moins de 7 500 spécimens, la population principale de guépards vivant toujours dans la nature étant localisée majoritairement en Afrique (il ne reste plus qu’une cinquantaine de guépards asiatiques localisés en Iran). Selon cette étude publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, le guépard aurait été dépossédé de 91 % de son habitat naturel par les activités humaines. Un rapport alarmant, qui pousse les défenseurs de la cause animale à demander le classement du guépard sur la liste rouge des espèces en danger critique, plutôt que simplement sur la liste des animaux “vulnérables”.

En plus de voir son espace vital se réduire comme neige au soleil, le guépard préférant les terres non protégées (77% de l’habitat des guépards se trouve hors des réserves naturelles), celui-ci est aujourd’hui menacé par la chasse aux trophées, la raréfaction de ses proies, par le commerce de bébés guépards prisés dans les pays du Golfe, où ils se négocient 10 000 dollars au marché noir, mais aussi par le trafic automobile. Le guépard est tué pour ses peaux, parce qu’il dérange, ou simplement pour le plaisir. L’auteure de l’étude, la Dr Sarah Durant, note que sur les dix-huit groupes de guépards étudiés dans six pays d’Afrique, quatorze sont en déclin.

“Nos résultats montrent qu’entre la disparition de leur habitat naturel et les menaces diverses auxquels ils font face, les guépards sont en fait bien plus vulnérables et proches de l’extinction que ce que l’on aurait pu penser”, note la chercheuse, qui demande à l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) de classer l’animal sur sa liste rouge des espèces en danger critique. Par ailleurs, les scientifiques appellent les populations locales avec lesquelles ils sont amenés à cohabiter de faire preuve de tolérance envers ce prédateur emblématique des plaines africaines qui menace le bétail, faute de mieux.

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