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Greffe : Des cochons génétiquement modifiés pour pallier le manque d’organes humains

Crédits : Joan301009/Wikimedia Commons

Des chercheurs de la Havard Medical School ont franchi un pas de plus dans la transplantation d’organes de cochons chez l’être humain. Ils sont parvenus à éradiquer des séquences génétiques potentiellement nocives pour les humains dans des cellules d’organes de porcs, à 62 emplacements différents.

Le cochon dont la physiologie s’approche de celle de l’être humain pourrait pallier le manque d’organes humains disponibles pour des greffes. Une équipe de chercheurs du Harvard Medical School vient d’annoncer avoir modifié un nombre important de gènes d’embryons porcins — 62 gènes modifiés simultanément, c’est-à-dire l’inactivation, à l’échelle du génome de cochon, du risque rétroviral endogène porcin (PERV).

Cette manipulation permettrait de rendre les organes des futurs adultes compatibles avec le métabolisme humain à l’aide de la technologie CRISPR-Cas9, un procédé révolutionnaire permettant de « rechercher-remplacer » des séquences d’ADN.

Les organes des porcs étant de taille similaire à ceux des humains et la demande en greffe d’organes largement supérieure à l’offre, les scientifiques sont confiants, mais ils doivent encore identifier toutes les nombreuses autres molécules du cochon qui provoquent des rejets de la part du système immunitaire humain et peuvent provoquer des caillots sanguins.

Le professeur George Church, l’auteur principal de l’étude, travaille depuis plus de dix ans au prélèvement des organes chez le porc afin de sauver des êtres humains. Il prévoit d’ailleurs d’implanter très prochainement dans l’utérus d’une truie les embryons génétiquement modifiés. Les porcelets transgéniques grandiront ensuite à l’écart de tout agent pathogène.

Sources : Le Vif,  Science