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Grèce : Un bus électrique et sans chauffeur !

Capture vidéo

Dans une petite ville du centre de la Grèce, un bus automatisé sans chauffeur est actuellement testé dans les rues, dans le cadre d’un projet européen.

Trikala est une ville d’environ 60.000 habitants située en Thessalie, dans le centre de la Grèce. La ville est engagée dans le projet européen CityMobil2, volontaire pour la mise à l’essai de véhicules sans conducteurs.

« Nous avons des accidents, nous avons des bouchons, nous avons de la pollution. On peut régler ça avec les transports publics. Malheureusement les transports publics avec des chauffeurs ne peuvent pas tout résoudre. Cette pièce manquante pour tout régler ce sont les véhicules automatiques » explique Carlos Holguin, chef du projet CityMobil2.

Les véhicules utilisés dans le projet sont conçus par la société française Robosoft. Ils peuvent embarquer une dizaine de personnes et rouler à une vitesse de 20km/h. Ces bus fonctionnent à l’électricité et contiennent donc une douzaine de batteries pour un temps de chargement de deux heures environ. Aucun bruit, aucune odeur, et aucun chauffeur.

« Il est alimenté par un moteur électrique. Il trouve sa position grâce à un GPS guidé au laser. Nous avons élaboré la carte de la ville et le bus suit la route que nous avons planifiée avec une précision de l’ordre du centimètre. S’il tombe sur un obstacle sur la route son système laser de sécurité va le freiner et l’arrêter », explique Vasilis Karavidas, technicien responsable du projet en Grèce.

Une campagne d’information a été organisée par les pouvoirs locaux afin de prévenir les usagers potentiels ainsi que les conducteurs de véhicules classiques. L’accent est mis sur une sécurité à toute épreuve incarnée par un laser de sécurité performant qui fait stopper le bus dès qu’un obstacle se présente, objet ou humain se trouve.

La mise en place du projet dans la ville grecque a fait l’objet de tensions avec la population locale, concernant les travaux d’aménagement, ou encore une emprise nouvelle sur les places de parking, comme l’explique Dimitris Papastergiou, le maire de la ville de Trikala :

« Nos citoyens ne l’ont pas immédiatement accepté. Et on le comprend. Il y a eu des oppositions. Les gens n‘étaient pas à l’aise et je le comprends parfaitement. On a généré des nuisances, on a fait des tranchées pour la fibre optique, on a percé à nouveau les routes. Néanmoins ils ont petit à petit changé d’avis parce qu’ils ont pu voir que Trikala à fait la Une pour la bonne cause. »

Ce type d’expérimentation a lieu également en France, dans la ville de La Rochelle, où une navette circule gratuitement entre l’Université et l’Ancien Port sur cinq arrêts et une distance d’1,5km. Fin février, l’expérience prendra fin en Grèce et la voie des bus sera attribuée aux deux-roues. La ville de Leon en Espagne rejoindra alors le projet CityMobil2.

Voici un reportage signé Euronews montrant le bus évoluer dans les rues de Trikala :

Sources : EuroNewsNBC News