Une girafe à robe unie naît dans un zoo américain

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Crédits : Zoo de Brights

Toutes les girafes ont une robe caractéristique composée de taches irrégulières qui varient en taille, en forme et en couleur en fonction des spécimens. Elles confèrent à ces animaux leur apparence distincte. Récemment, l’une d’elles a toutefois visiblement opté pour une robe unie. Née dans un zoo américain, elle est unique au monde.

Une naissance exceptionnelle

La naissance d’une girafe est toujours un petit événement dans un zoo, aussi bien auprès des soigneurs que des visiteurs. Ces animaux, en plus d’être imposants et emblématiques de la savane africaine, sont en effet de plus en plus rares, et donc difficiles à observer dans la nature. L’arrivée d’un girafon est par conséquent non seulement une opportunité d’observer le cycle de vie de ces animaux fascinants, mais aussi un moment d’enthousiasme et d’émerveillement.

Il y a quelques jours, le zoo de Brights, à Limestone, dans le Tennessee (États-Unis), s’apprêtait à vivre l’un de ces moments. En revanche, les soigneurs ne s’attendaient pas à accueillir une girafe dépourvue de ses marques caractéristiques. Ils estiment qu’elle est actuellement la seule girafe réticulée de couleur unie au monde. La dernière girafe de ce genre connue était née en 1972 à Tokyo. Actuellement, le girafon se porte bien sous la garde de sa mère et mesure déjà 1,82 mètre.

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Crédits : Zoo de Brights

L’extinction silencieuse des girafes

Cette naissance, en plus d’être spectaculaire, permet de mettre un coup de projecteur indispensable sur la conservation des girafes. Rappelons que l’UICN avait décidé d’intégrer la girafe sur sa liste rouge dès 2016. Et pour cause, en l’espace de trente ans seulement, le braconnage et la perte de son habitat naturel auraient entraîné une réduction de plus de 40 % des effectifs. Il reste aujourd’hui moins de 90 000 spécimens dans la nature.

En ce qui concerne les girafes réticulées (Giraffa camelopardalis reticulata), la sous-espèce à laquelle appartient ce girafon, elles se retrouvent principalement dans certaines régions d’Afrique de l’Est, notamment au Kenya, en Éthiopie et en Somalie. À l’exception de ce jeune spécimen, elles sont habituellement reconnaissables à leurs marques distinctives en forme de réseau qui ressemblent à un motif de treillis ou de losanges sur leur robe.

Ce pelage tacheté, en plus de les aider à camoufler leur corps dans la végétation de la savane, pourrait également jouer un rôle dans la régulation de la chaleur corporelle de ces animaux en agissant comme des « radiateurs solaires ». Concrètement, les parties foncées de la peau absorberaient la chaleur du soleil, ce qui favoriserait la circulation de l’air autour d’elles, créant un effet de convection. Cela pourrait ainsi aider à dissiper la chaleur emmagasinée et à maintenir une température plus basse sur la peau des girafes.

Une autre théorie suggère également que ces taches pourraient aider à réduire l’éblouissement solaire et à protéger les yeux et la peau des girafes des rayons directs du Soleil.

Notez que vous pouvez aider à nommer ce girafon en votant sur la page Facebook du Zoo. Jusqu’à présent, les choix ont été réduits à quatre noms : Kipekee signifiant « unique », Firyali qui veut dire « inhabituel » ou « extraordinaire », Shakiri signifiant « elle est la plus belle », et Jamella qui peut se traduire grossièrement par « d’une grande beauté ». Le vote est ouvert jusqu’au 4 septembre.