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Le GIEC évoque le captage du CO2 pour la toute première fois

Crédits : Max Pixel

Il y a quelques jours, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a publié ses derniers travaux. Pour la première fois, il y est question d’envisager sérieusement le captage de CO2 présent dans l’atmosphère pour lutter contre le réchauffement climatique. Trois solutions en particulier ont été décrites.

Réduire les émissions et stocker le CO2

En mars 2022, le cabinet de recherche énergétique norvégien Rystad Energy publiait son bilan comparatif du cycle de vie des technologies de capture directe du dioxyde de carbone. Ainsi, il y a de grandes chances pour que cette technique de géo-ingénierie devienne un énorme marché mondial dans un futur très proche. Or, dans le 3e volume de son 6e rapport d’évaluation publié début avril, le GIEC évoque justement le captage du CO2 pour la première fois.

Les experts estiment désormais que pour atteindre les objectifs de limitation de l’augmentation de la température globale à 1,5°C, la seule réduction des émissions de GES ne suffira pas. En plus de cette dernière, d’autres solutions devront donc être déployées. Ainsi, le GIEC estime qu’il existe un réel intérêt à capter et stocker une partie du CO2 de l’atmosphère.

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Crédits : Climeworks

Quelles sont les solutions les plus intéressantes ?

Les techniques existantes ne sont pas toutes viables. Certaines n’offrent en effet pas de grandes perspectives en termes de captation et leur déploiement ne vaut pas le coup. D’autres pourraient capter de grandes quantités de CO2, mais malheureusement en généreraient au final davantage. L’une des principales techniques est donc la capture directe du CO2 dans l’atmosphère à l’aide de capteurs. En revanche, malgré l’engouement mondial autour de cette solution, certains spécialistes soulignent l’impossibilité de couvrir l’intégralité des zones polluées du globe.

Une autre technique en particulier s’avère quant à elle très prometteuse : la météorisation augmentée. Concrètement, cela consiste à broyer des roches riches en minéraux ayant la capacité d’absorber le CO2. Le résultat de ce broyage donne une sorte de poussière à répandre sur toute la surface terrestre pour augmenter la captation naturelle de manière générale.

L’autre solution envisageable à grande échelle est le recours au pouvoir de captation des arbres. Outre la plantation d’arbres, les experts pensent à couper et brûler du bois (riche en CO2) afin de générer de l’énergie tout en captant le CO2 émis. Ce même dioxyde de carbone pourrait ensuite faire l’objet d’une transformation en blocs à enterrer. Néanmoins, cela nécessite de prévenir davantage les incendies de forêt afin de ne pas libérer massivement le CO2 stocké.