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Gaz lacrymogène : voici les effets sur la santé

Crédits : Sylvain SZEWCZYK / Flickr

Le gaz lacrymogène est un composé chimique qui provoque une irritation ou un écoulement des yeux via des larmes. Il est choisi pour sa faible toxicité et parce qu’il est considéré comme non létal par les C.R.S lors d’émeutes et manifestations. 

Parmi les agents anti-émeutes, il y a le Capsicum (OC), plus communément appelé poivre de Cayenne, le 2-chlorobenzylidène malonitrile (CS) ou gaz lacrymogène et le chloroacétophénone ou MACE (CN).

Ces composés sont souvent utilisés pour disperser les émeutiers. En effet, ils produisent rapidement une irritation ou une gêne physique incapacitante qui disparaît après la fin de l’exposition. En France, les forces de l’ordre utilisent principalement le produit qui est le plus couramment utilisé : le CS ou gaz lacrymogène classique. Cependant, même si la concentration en gaz des dispositifs utilisés est beaucoup plus faible que la concentration causant des effets néfastes, le CS ne peut être considéré comme un produit sans risque.

À court terme le gaz lacrymogène a pour effet de causer des problèmes respiratoires, en irritant les voies respiratoires. Une sensation de brûlure intense est immédiate (après seulement 20 à 30 secondes) lors d’une exposition au CS, une irritation des voies lacrymales et des yeux s’en suit rapidement. Des symptômes qui disparaissent 20 à 30 minutes après l’exposition. En plus de ces effets systématiques, il est possible que l’inhalation du gaz provoque des nausées, voire des vomissements, des spasmes, des douleurs thoraciques et des allergies. Il faut savoir que tous ces effets sont accentués par temps chaud et humide.

Mais il y a également quelques effets à plus long terme, notamment plus souvent suite à une exposition prolongée. Il est possible que l’inhalation cause donc des infections secondaires, comme des oedèmes pulmonaires, des hémorragies internes ou une nécrose des tissus de l’appareil digestif et des voies respiratoires. Bien que ces effets ne s’observent qu’assez rarement et suite à une exposition assez longue ou sur des sujets ayant une maladie pulmonaire pré-existante, les risques à plus long terme ne sont pas bénins.

Si les répercussions graves sur la santé restent assez rares, l’actualité récente soulève tout de même la question de l’usage abusif de ces gaz lors des dernières nombreuses manifestations. En effet de nombreux rassemblements ont été réprimés violemment avec un usage tout à fait disproportionné de gaz lacrymogène par les forces policières.

Source : Ladepeche