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Les futurs projets les plus fous financés par la NASA

Crédits iStock

Le NASA Innovative Advanced Concepts (ou NIAC) permet à des concepts innovants, parfois un peu fous, mais généralement faisables d’être financés par l’agence spatiale américaine. La nouvelle sélection vient d’être dévoilée. Parmi les propositions retenues figurent notamment deux projets de propulsion pour voyages interstellaires.

Entre 1998 et 2007, le programme NASA Innovative Advanced Concepts visait à explorer des idées venues d’ailleurs qui pourraient fournir à la NASA des moyens astucieux pour mener ses missions à bien. En 2011, une nouvelle version du programme était lancée sous le même acronyme visant cette fois-ci à financer des études explorant les possibilités intéressantes de voyage dans l’espace et d’exploration spatiale. Avec le temps, les projets s’affinent et les enveloppes se garnissent. Sur les 22 projets présentés cette année par la NASA, quinze ont obtenu le statut « Phase I ». Ceux-ci recevront une enveloppe de 125 000 dollars et auront neuf mois pour affiner leur projet. Les sept projets restants ont quant à eux obtenu le statut « Phase II » qui leur vaut de recevoir jusqu’à 500 000 dollars de budget et deux ans de financement pour développer leurs idées.

À l’issue de ces deux ans, la NASA choisira alors quels projets intégreront son portefeuille. Dans cette liste vous retrouverez notamment pour la phase I des robots miniers d’astéroïdes, une biologie synthétique visant à détoxifier et enrichir le sol martien pour l’agriculture ou encore un système de propulsion par un faisceau laser de cent mégawatts et dix kilomètres de diamètre construit en orbite. Le but étant ici de permettre les voyages interstellaires, les moyens actuels ne permettant pas de voyager sur de très longues distances. Concernant ce dernier projet, le faisceau laser serait dirigé en direction du vaisseau, doté d’une sorte de mur photovoltaïque de 175 mètres de diamètre qui convertirait le laser en électricité pour propulser le vaisseau à travers les étoiles.

Crédits NASA

Outre ce projet, vous retrouverez également un prototype de véhicule martien à vide d’air, une nouvelle machine de gravité artificielle baptisée Turbolift censée combattre les effets physiologiques des balades spatiales comme l’atrophie et la perte de masse osseuse ou encore une technologie censée permettre de se déplacer de planète en planète en convertissant la chaleur solaire à 99,9 %. Les projets retenus en phase II n’ont quant à eux rien à envier aux premiers avec notamment le « Venus Exploration Probe » qui propose l’envoi d’une sonde qui se baladerait dans les nuages toxiques de Vénus attachée à un ballon en orbite qui lui servirait de chargeur solaire, contournant ainsi l’obstacle de l’opacité atmosphérique vénusienne.

Bien sûr, tous ces projets ne se révéleront pas forcément utiles, voire possibles, et ceux qui semblent avoir un certain mérite pourraient prendre des années, voire des décennies avant de trouver leur place dans les futures missions de la NASA. « Mais il est toujours merveilleux de voir comment nos boursiers envisagent d’exceller », commente Jason Derleth, l’un des chercheurs en charge du projet. Reste maintenant neuf mois aux premiers et deux ans aux seconds pour affiner leur projet et peut-être un jour figurer au menu de la future politique d’exploration spatiale de la NASA. La liste complète des projets proposés est disponible ici.

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