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Dans le futur, la pluie qui frappera vos vitres permettra de produire de l’énergie

Crédits : derRenner / Pixabay

Des chercheurs américains viennent de prouver qu’il était possible de créer des sources d’énergie exploitables grâce au vent et à la pluie qui frappent les vitres de nos bâtiments. Ce prototype de vitre électrochromatique est doté d’un système de récupération d’énergie basé sur l’effet triboélectrique.

Demain, les vitres de nos bâtiments ou de nos pare-brises seront des sources d’énergie inépuisables. Aux États-Unis, une équipe de chercheurs a conçu un verre capable de produire de l’électricité à partir du vent et de la pluie qui le frappent. Il s’agit d’un verre électrochromatique alimenté par deux systèmes de récupération d’énergie reposant sur l’électricité statique produite par le frottement entre deux matériaux, un phénomène appelé effet triboélectrique. Au contact de la pluie ou du vent, le verre, équipé de nanogénérateurs triboélectriques, récupère l’électricité statique qui produit ensuite de l’électricité.

En surface, des nanogénérateurs triboélectriques (triboelectric nanogenerator ou TENG) produisent de l’électricité à partir des gouttes de pluie qui glissent sur un revêtement polydiméthylsiloxane doté d’une structure nanoscopique en forme de pyramides. Une seconde couche composée de deux feuilles de polymère (PMMA) entre lesquelles sont intercalés d’autres nanogénérateurs (wind power TENG) réagit sous la pression du vent en compressant les ressorts et en rapprochant les deux feuilles, générant ainsi du courant.

Les essais réalisés en laboratoire sont jugés satisfaisants par les chercheurs. Le défi sera maintenant de stocker cette énergie. Les chercheurs pensent à intégrer des supercondensateurs transparents dans le verre. Autre inconnu : le coût de cette technologie par rapport à la puissance qu’elle pourrait rapporter. À l’heure actuelle, le verre serait capable de produire 130 milliwatts d’électricité par mètre carré de surface, suffisant pour alimenter un pacemaker ou un smartphone en veille.

Source : Futura-Sciences