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La France signe officiellement les accords Artemis

Crédits : NASA

Philippe Baptiste, le président de l’agence spatiale française CNES, et Bill Nelson, l’administrateur de la NASA, se sont rencontrés ce mardi 7 juin pour la signature française des accords Artemis. Ces derniers visent à établir une exploration durable de l’espace, en particulier sur et autour de la Lune.

La NASA se prépare depuis quelques années à renvoyer des humains sur la Lune dans le cadre de son programme Artemis. Contrairement au programme Apollo, l’agence aimerait en revanche cette fois établir une présence durable. Une collaboration internationale sera naturellement la clé de cette ambition, d’où la nécessité de mettre en place des règles de bonne conduite.

Dans cet esprit, la NASA présentait en 2020 ses accords Artemis qui énumèrent plusieurs principes fondamentaux auxquels tous les signataires devront se plier. Ces règles, qui viennent compléter le Traité sur l’espace extra-atmosphérique de 1967 (le document fondateur du droit international de l’espace), viseront à « créer un environnement sûr et transparent facilitant l’exploration, la science et les activités commerciales dont toute l’humanité pourra profiter« , assurait alors l’agence.

La France officialise

Depuis, dix-neuf pays, dont l’Australie, le Canada, l’Italie, le Japon, le Royaume-Uni, les Émirats arabes unis, l’Ukraine ou encore la Corée du Sud, avaient déjà signé ces accords. Désormais, c’est au tour de notre pays. Lors d’une cérémonie tenue ce mardi à la résidence de l’ambassadeur de France aux États-Unis, Philippe Baptiste, président de l’agence spatiale française CNES, a signé les accords aux côtés de Bill Nelson, l’administrateur de la NASA. La cérémonie de signature s’inscrivait dans le cadre d’un événement marquant les soixante ans du CNES.

« Nous nous sommes inspirés du succès de la Station spatiale internationale, et nous entrons maintenant dans un nouveau chapitre de l’exploration humaine« , a déclaré Philippe Baptiste lors de l’événement.

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Crédits : NASA/Keegan Barber

La France, qui reste un acteur majeur à la fois au sein de l’Agence spatiale européenne et de l’Union européenne, avait déjà exprimé son intention de signer les accords à l’automne dernier, lorsque de la rencontre entre le président français Emmanuel Macron et la vice-présidente américaine Kamala Harris.

Notez que ces accords n’étaient pas les seuls signés par les deux nations. Lors d’un événement distinct, les États-Unis, représentés par la NOAA, ont également officiellement rejoint l’Observatoire spatial du climat. Il s’agit d’un effort dirigé par la France pour partager des données satellitaires afin de surveiller l’évolution du changement climatique.

En attendant, la fusée SLS de la NASA chargée de renvoyer à terme les humains vers la Lune se prépare pour son énième test de répétition générale humide en prévision du lancement de la mission Artemis 1 prévu entre les mois d’août et septembre prochains. L’objectif sera de faire le tour de la Lune et de revenir sur Terre.