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France : bientôt l’arrivée de la reconnaissance faciale dans l’espace public ?

Crédits : PxFuel

Dans une interview récente, le secrétaire d’État au Numérique Cédric O a dévoilé un projet qui interroge. Le fait est que notre pays désire tester un système de reconnaissance faciale relié aux caméras de vidéosurveillance. Il s’agira d’une expérimentation sur une durée pouvant aller jusqu’à un an.

Tester la reconnaissance faciale

Dans une interview publiée dans Le Parisien le 24 décembre 2019, le secrétaire d’État au Numérique Cédric O a évoqué la biométrie et plus précisément la reconnaissance faciale. L’intéressé a tout d’abord parlé d’Alicem, un dispositif permettant de prouver son identité sur Internet grâce à la reconnaissance faciale. Il s’agit d’un système qui n’a pas encore été testé, dont le but final est de simplifier et sécuriser l’accès à des centaines de plates-formes publiques. Il faut savoir que le système Alicem avait déjà été évoqué il y a quelques mois.

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Crédits : Ministère de l’Intérieur

Néanmoins, l’homme politique a fait dans la nouveauté en dévoilant l’existence d’un système biométrique qui devrait être bientôt déployé dans l’espace public. Selon le député, le gouvernement souhaite lancer une phase d’expérimentation dont la durée sera de six mois à un an. Celle-ci sera supervisée par des chercheurs ainsi que des représentants de la société civile. L’objectif est d’en savoir davantage sur les différents cas d’usage ainsi que sur les performances réelles de cette technologie. Il est aussi question de trouver des réponses à certaines questions.

Un test pas apprécié de tous

Il faut savoir que selon le règlement général sur la protection des données (RGPD), les personnes doivent être consentantes. Ainsi seulement ces dernières pourront être réellement identifiées au moyen de la reconnaissance faciale. Dans un premier temps, il s’agit de déployer la technologie dans les gares et les aéroports aux points de contrôle des billets. Évidemment, la nouvelle n’a pas été bien reçue par certains, dont le député européen Raphaël Glucksmann. Ce dernier s’est exprimé dans un tweet du 26 décembre 2019 :

« Nous sommes des millions à préférer notre vieille démocratie décatie à ce pimpant ‘Nouveau Monde’. Il est temps de le faire savoir. Car, si nous continuons à somnoler, nous finirons par nous réveiller en Chine. Et tout aura été fait pour notre ‘bien’, évidemment. »

En février 2019, la ville de Nice avait déjà utilisé la reconnaissance faciale par le biais de ses caméras de vidéo-protection. Cette première nationale s’était déroulée lors du carnaval, un événement très populaire. Le but était de mettre en pratique différents scénarios pour lesquels la reconnaissance faciale pourrait être utile dans le quotidien. Citons par exemple un enfant, une personne âgée ou encore une personne d’intérêt (politique, célébrité) perdue dans la foule et que l’on rechercherait.

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