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Des fossiles d’amphibiens disparus il y a 278 millions d’années découverts

Crédits : Wikimedia

Des fossiles d’amphibiens qui vécurent il y a 278 millions d’années ont récemment été découverts. De quoi stimuler nos connaissances sur la manière dont les animaux s’adaptent aux changements environnementaux rapides.

Des amphibiens peuplaient la Terre il y a 278 millions d’années. Et parmi eux, « Timonya annae » et « procuhy nazariensis », dont les fossiles récemment découverts présenteraient des ressemblances avec les salamandres. Jusqu’à maintenant, les informations liées aux quadrupèdes vertébrés d’il y a 278 millions d’années étaient peu nombreuses. La découverte pourrait donc nous en apprendre davantage et nous apporter un éclairage sur la faune du sud de la Pangée (le supercontinent assemblé à l’époque), dont la zone était recouverte de lacs et de hautes herbes.

Comprendre le passé, pour anticiper le futur

En effet, de par ces découvertes, les scientifiques espèrent anticiper le futur en se projetant dans le passé. Le Museum d’histoire naturelle de Londres précise notamment que l’étude de ces fossiles permettra d’en apprendre un peu plus sur la réaction de ces espèces par rapport au changement climatique, qui s’intègre parfaitement dans les préoccupations actuelles.

La revue Nature, qui partage cette découverte, mentionne l’importance de ces jolies trouvailles. Les deux espèces d’amphibiens viennent ainsi combler le « fossé géographique important dans notre connaissance de l’évolution ». La première, baptisée timonya annae, avait notamment des crocs longs de 40 cm de long et ressemblait à un croisement entre une salamandre mexicaine actuelle et une anguille. « Procuhy nazariensis » aurait eu une taille similaire.

Sachant que plus de 90 % des espèces sur Terre se sont éteintes à la fin du Permien il y a 253 millions d’années, les conditions sur Terre étant devenues très inhospitalières, comprendre comment étaient constituées ces espèces et comment elles ont évolué à travers le temps pourrait ainsi nous permettre d’anticiper les conséquences futures du changement climatique.

Source : S & A