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Incendie de Fort McMurray : le CO2 piégé dans les sols gelés pourrait être relâché

Crédits : AdinaVoicu / Pixabay

Suite à l’évacuation et le ravage de la ville de Fort McMurray, il semble que le pergélisol pourrait, sous l’effet des incendies ravageurs, libérer le dioxyde de carbone piégé depuis des millénaires et accentuer un changement climatique déjà préoccupant.

Depuis le 1er mai 2016, un incendie ravage la forêt autour de la ville de Fort McMurray située dans la province de l’Alberta (Canada). Près de 100.000 personnes ont été contraintes de fuir les flammes qui se sont ensuite attaquées à la ville, ayant pour l’instant détruit près de 850km² d’espace urbain.

« Les effets pourraient se prolonger bien au-delà du Canada et de l’Alaska, en raison de la matière organique congelée dans le pergélisol [le sol constamment gelé] de la forêt » pouvait-on lire dans le magazine scientifique New Scientist le 6 mai 2016.

Merritt Turetsky, chercheuse en écologie des écosystèmes à l’université de Guelph (Ontario), indique que les incendies « suppriment la couverture végétale protectrice », une catastrophe puisque ceci pourrait « libérer dans l’atmosphère tout le dioxyde de carbone qui y est contenu ».

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Ce n’est pas tout puisque le pergélisol, en se décongelant, pourrait également être la cause d’une activité microbienne, ce qui relâcherait encore plus de gaz à effet de serre (CO2 et méthane) dans l’atmosphère, les deux principaux gaz à qui l’on attribue une grande partie du changement climatique.

« En d’autres termes, plus d’incendies signifie plus de gaz à effet de serre, ce qui accélère encore le changement climatique, lui-même probablement responsable, en premier lieu, du déclenchement des feux de forêt » explique le New Scientist.

En somme, la boucle est bouclée puisque la multiplication du risque de feux de forêts est la conséquence de l’assèchement de la végétation causé par le réchauffement climatique, comme l’explique cet article de Météo France informant de la situation inquiétante des forêts du sud de la France.

Sources : Courrier InternationalMétéo France