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Football : le jeu de tête causerait-il des problèmes cérébraux ?

Credit: Wikimedia commons

Le sport le plus populaire au monde, bientôt en proie à une polémique ? Le jeu de tête est en effet dans le viseur de certains spécialistes, car celui-ci pourrait avoir des incidences non négligeables sur le cerveau, et ce, principalement au niveau des fonctions liées à la mémoire. Cette affirmation est le fruit d’une étude universitaire écossaise tout à fait sérieuse.

Souvenez-vous, SciencePost publiait en septembre 2015 un article sur l’étude qui faisait peur à la NFL, la fameuse ligue américaine de football américain dans lequel il était question d’affections cérébrales chez les joueurs professionnels. Si le football américain est un sport violent, le football « classique » (ou soccer) semble l’être beaucoup moins. En football, il n’est en effet pas question d’aller « à la baston » avec les adversaires comme en football américain ou de subir des chocs comparables, mais le jeu de tête semble quant à lui pointé du doigt.

L’étude en question a été menée par des chercheurs de l’Université de Stirling (Écosse) et publiée dans la revue EBioMedicine le 10 octobre 2016. Selon les resultats, il y a une possibilité de réduction des capacités de mémoire des joueurs à raison de 41 à 67%, et ce pendant la journée suivant une séance de jeu de tête. Les tests ont été faits par le biais d’une série d’une vingtaine de coups de tête effectuée par une équipe de joueurs. Le ballon avait été à chaque fois propulsé par une machine simulant la frappe d’un corner dont la vitesse peut être d’ailleurs très variable en situation de match ou d’entrainement lorsque le corner est frappé par un joueur.

« Nous avons constaté, juste après cette séance de coups de tête, une diminution des fonctions cérébrales et des capacités de la mémoire chez ces sujets » a indiqué une spécialiste écossaise des neurosciences, Magdalena Ietswaart, pour la BBC, avant d’ajouter : « Bien que ces affections soient temporaires et limitées dans le temps, nous pensons qu’elles peuvent affecter le cerveau à long terme. »

La fédération anglaise de football avait déclaré en mai 2016 vouloir autoriser une étude pouvant mettre en lien le jeu de tête et les lésions cérébrales suite à la requête formulée par la famille de Jeff Astle, un ancien joueur du club de West Bromwich Albion mort en 2002 à l’âge de 59 ans.

Sources : BBC News Le VifL’Équipe