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Football : 38% des joueurs professionnels présentent des troubles psychologiques

Crédits : macblack / Pixabay

Le football est le sport le plus populaire dans le monde. De nombreux jeunes rêvent de jouer pour une équipe professionnelle. Une enquête du syndicat mondial des joueurs (FIFPro) indique pourtant que tout n’est pas rose dans le monde du ballon rond pour les joueurs.

« Nous espérons que cette étude favorisera la prise de conscience et l’engagement des décideurs du football pour mettre en place des mesures pour que ceux qui présentent des troubles psychologiques ne se sentent plus seuls », explique le Dr Gouttebarge, directeur médical, dans un communiqué de la FIFPro.

Une enquête de la FIFPro a été publiée le mardi 6 octobre 2015, et nous apprend que 38 % des 607 footballeurs en exercice et 35 % des 219 anciens joueurs sondés seraient assujettis à la dépression et à l’anxiété. En 2014, une autre étude de la FIFPro donnait les chiffres suivants : 26 % chez les joueurs actifs et 39 chez les joueurs retraités.

« La dépression est d’une manière générale engendrée par la somme de traumatismes psychiques qui peuvent toucher la vie personnelle ou la vie professionnelle. Dans le football, il y a un vrai cercle vicieux autour de la blessure. La blessure affecte le joueur physiquement, crée de la concurrence sur son poste, l’empêche de s’entrainer pendant une période… et de fait le rend plus vulnérable à d’autres blessures » indique le Dr Cascua, intervenant au centre de formation du Paris Saint-Germain.

Cette recherche met en lien ces troubles psychologiques et les blessures sérieuses qui peuvent toucher les joueurs, les rendant indisponibles, les obligeant à une longue rééducation, les rendant plus fragiles physiquement, mais également frustrés de ne pas pouvoir jouer. Ainsi, les joueurs ayant subi plus de trois blessures sérieuses dans leur carrière ont deux voire trois fois plus de chance de développer ces troubles. Cette nouvelle étude est mondiale et intègre des statistiques provenant de France, d’Espagne, du Pérou, de Belgique, du Chili, du Paraguay, de Suède, de Suisse, de Finlande ou encore du Japon.

L’étude renseigne sur les troubles de l’anxiété et de la dépression, mais indique également que 23 % des joueurs actuels et 28 % des anciens joueurs sont atteints de troubles du sommeil. Enfin, 9 % des joueurs actifs abusent de l’alcool contre 25 % des retraités.

Les troubles psychologiques sont encore tabou dans le sport de haut niveau, et ce malgré les deux cas de suicide de footballeurs révélés en Allemagne (Robert Enke en 2009 et Andréas Biermann en 2014).

Voici une infographie élaborée par la FIFPro :

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Crédits : Fifpro

Source : Sciences et AvenirFrance TV Info