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Une fonction « autodestruction » prochainement sur les mobiles ?

Crédits : iStock

Des chercheurs saoudiens ont mis au point une nouvelle technique permettant de détruire votre smartphone à distance en cas de perte de vol si vous le souhaitez. Le but est d’empêcher l’accès aux données par un tiers. Cette technologie devrait servir principalement aux entités ayant d’importantes données à garder secrètes.

Cette nouvelle fait beaucoup penser aux films d’espions de la saga James Bond ou encore Mission Impossible. Dans le but de protéger des données en cas de perte ou de vol, pourquoi ne pas simplement rendre son mobile inutilisable ? Les chercheurs de la King Abdullah University of Science and Technology (Arabie Saoudite) ont élaboré une technologie inédite rendant cette manipulation possible.

Les chercheurs saoudiens ont simplement appliqué un principe physique intégrant les polymères, ces macromolécules composées de deux matériaux (ou plus). Il s’agissait donc de créer un nouveau polymère en mariant deux matériaux dont la réaction à la température est différente afin de créer un choc après échauffement. Ainsi, ce polymère inédit se chauffe après réception d’un courant électrique de 500 à 600 milliwatts seulement (au-delà de 80 °C) et en moins de dix secondes, la taille de la couche inférieure du matériau grossit en détruisant la couche supérieure. L’impact est tel que la puce, se trouvant alors au-dessus, est détériorée au point de ne plus être utilisable.

Le procédé peut se déclencher à distance par le propriétaire de l’appareil en utilisant une application mobile depuis un autre téléphone. Des paramètres peuvent également être réglés pour enclencher la destruction dans le cas où le smartphone quitterait une certaine zone géographique, dans le cas d’un vol par exemple. Un autre de ces paramètres consiste en la détection de mouvements inhabituels laissant penser qu’une personne tente d’ouvrir le mobile.

Le marché ciblé par les chercheurs saoudiens est composé d’agences gouvernementales (police, services secrets) ainsi que de grandes multinationales, sans oublier les banques ainsi que les administrations comme la sécurité sociale. Cette technologie sera donc dans un premier temps réservée à ces entités, mais il n’est pas exclu qu’à l’avenir, celle-ci soit disponible pour le grand public.

Sources : Futura SciencesConsoGlobe