in

Faut-il avoir peur du Flurona, contraction de la grippe et de la Covid-19 ?

Crédits : Ridofranz / iStock

Alors que les contaminations à la Covid-19 battent des records en France, une nouvelle pathologie fait parler d’elle. Il s’agit du Flurona, un terme que des médecins emploient lorsqu’une personne est infectée à la fois par la grippe et la Covid-19.

Contracter les deux virus à la fois

Le 6 décembre 2021, la France a battu un nouveau record avec 330 000 contaminations à la Covid-19 en seulement 24 heures. Le variant Omicron est en effet plus contagieux bien que moins sévère que les autres. Il est donc à l’origine d’une nouvelle flambée épidémique depuis fin 2021. Cependant, l’année 2022 démarre avec l’apparition d’une nouvelle pathologie : le Flurona, contraction des termes flu (grippe en anglais) et coronavirus.

Comme l’expliquait le Times Of Israel le 2 janvier 2022, une femme enceinte a été atteinte par deux virus à la fois, celui de la grippe saisonnière et celui de la Covid-19. Il est donc question d’une co-infection, et non d’un nouveau virus. Toutefois, ce n’est pas la première fois que cela se produit. En effet, plusieurs cas de ce genre ont été observés en 2020, notamment aux États-Unis et en France. Par ailleurs, de nombreux cas se sont très certainement produits, mais n’ont pas été répertoriés.

femme grippe
Crédits : Piksel / iStock

La prudence reste de mise

Dans une publication du 30 septembre 2021, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) expliquait qu’il était tout à fait possible de contracter les deux virus à la fois. L’organisation affirmait alors que le meilleur moyen de prévenir l’hospitalisation et les formes graves de la Covid-19 et de la grippe était de se faire vacciner. En effet, un vaccin existe pour chacune de ces maladies.

Concernant le cas de la femme enceinte en Israël, les craintes des autorités locales portaient sur l’éventualité que le Flurona puisse être une maladie plus contagieuse et/ou plus mortelle que la Covid-19 ou la grippe seule. Néanmoins, la patiente a présenté des symptômes assez bénins, notamment une simple difficulté respiratoire. Aujourd’hui, elle n’est plus en danger et a retrouvé sa famille. Néanmoins, en l’absence de véritable recul face à ce phénomène, la prudence reste de mise.

L’OMS a également conseillé de poursuivre le respect des mesures de prévention : porter un masque bien ajusté et garder une distance d’au moins un mètre avec les autres personnes. Lorsqu’il devient difficile de garder ses distances, le mieux reste de ne pas se rendre dans des lieux mal ventilés et bondés. Évidemment, l’hygiène n’est pas à négliger et se laver les mains fréquemment reste un geste de prévention utile.