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Notre flore intestinale agit sur notre vieillissement !

Crédits : Flickr / NIAID

Une étude pratiquée sur des souris et des vers montre que les bactéries intestinales produisent une molécule permettant de réduire différents maux liés au vieillissement. Il pourrait s’agir ici d’une avancée significative dans la recherche de la réduction de ces effets chez l’humain.

Le microbiote intestinal, à savoir l’ensemble des micro-organismes (bactéries, levures, champignons, virus) vivant principalement dans l’intestin grêle et le côlon, joue un rôle important au niveau de la santé. Une nouvelle étude menée par une équipe de chercheurs de l’Université d’Atlanta (États-Unis) montre que ce même microbiote agirait également dans le processus du vieillissement.

Ces recherches publiées le 5 septembre 2017 dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) expliquent qu’une molécule produite par diverses bactéries de notre flore intestinale (dont Escherichia coli) peut réduire certains effets néfastes de l’âge tels que la perte de la résistance au stress, la perte de la mobilité, la réduction de la fertilité ou encore de la résistance aux infections d’ordre bactériennes.

Les scientifiques ont effectué des tests sur des vers nématodes, des drosophiles et des souris. Il s’agissait de comprendre les effets de deux souches de la bactérie Escherichia coli. La première secrétait de l’indole, un composé organique aromatique entre autres utilisé en parfumerie et dans l’industrie pharmaceutique tandis que la seconde souche n’en produisait pas. Les résultats ont montré que lors du vieillissement, l’indole augmentait de 80 à 90 % la mobilité des vers et était à l’origine une hausse de 100 à 120 % de la période de fertilité chez ces mêmes vers. Des résultats similaires ont été obtenus chez les drosophiles et les souris.

Daniel Kalman, un des directeurs de l’étude, évoque un déséquilibre qui se crée dans notre microbiote ainsi qu’une diminution de la production d’indole causée par une réduction des espèces de bactéries présentes dans la flore intestinale. Ces recherches prouvent que dans le cas où nous restaurons la diversité de notre flore intestinale, ceci pourrait réduire les effets néfastes de l’âge évoqués plus haut.

Sources : The ScientistScience & Vie