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De nombreuses espèces de fleurs exposées à un danger d’extinction

Crédits : Needpix

Une étude internationale récente indique qu’en termes de biodiversité, les fleurs ne sont pas à négliger. En effet, de nombreuses espèces de fleurs pourraient s’éteindre. Il s’avère que le déclin des animaux pollinisateur entraîne avec lui celui des fleurs. Or, cette situation préoccupante concerne malheureusement la moitié des espèces dans le monde.

La flore dépend beaucoup de la faune

En août 2021, le Botanic Gardens Conservation International (BGC) publiait un rapport stipulant qu’environ une espèce d’arbre sur trois était menacée d’extinction. Or, ce danger concerne aussi les fleurs, comme l’explique une étude ayant fait l’objet d’une parution dans la revue Science Advances le 13 octobre 2021. Les 21 chercheurs ayant participé cette étude internationale ont analysé pas moins de 1 174 espèces de plantes à fleurs. Or, pas moins de la moitié risquerait l’extinction.

Ces travaux rappellent que la quasi-totalité des 350 000 espèces de plantes à fleurs de notre planète entretient des relations étroites avec des animaux pollinisateurs qui assurent évidemment leur reproduction. La pollinisation par le biais des insectes concerne en effet 82 % des espèces de plantes à fleurs. À titre de comparaison, la pollinisation qu’assurent les animaux vertébrés est relative à 6 % des espèces et 12 % dans le cas du vent.

Cependant, l’abondance et la diversité des pollinisateurs sont en réel déclin, et ce, sur plusieurs continents. Or, cela correspond à un déclin de la faune sauvage dans son ensemble et permet de se rappeler que la flore est très dépendante de la faune pour se reproduire et ainsi poursuivre son existence sur Terre.

Crédits : Public Domain Pictures

Un risque important pour les écosystèmes

Il faut savoir qu’en l’absence des animaux et insectes pollinisateurs, environ un tiers des plantes à fleurs seraient incapables de produire des graines. De plus, la moitié des espèces subirait une baisse de 80 % de sa fertilité. En conséquence, la situation donnerait lieu à un développement massif de plantes habituellement autofertiles telles que les mauvaises herbes et autres plantes invasives. Or, cela suggère un risque d’altération de l’équilibre des écosystèmes.

Ces travaux soulignent la principale cause du déclin des pollinisateurs et plus particulièrement des insectes : l’utilisation des pesticides dans l’agriculture. Pour Mark van Kleunen, professeur de biologie à l’Université de Constance (Allemagne) et principal auteur de l’étude, il est plus que jamais temps de réagir. Il espère que les acteurs politiques prendront en compte les résultats de ces recherches afin de mieux comprendre le rôle essentiel que jouent les pollinisateurs dans le maintien des plantes sauvages et des écosystèmes.