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Les femmes deviennent plus heureuses que les hommes après 85 ans

Crédits : Pixabay

Une récente étude britannique montre qu’après un certain âge, les hommes sont plus déprimés que les femmes après la perte de leur partenaire de vie. Cependant, le reste du temps, les femmes sont en général plus déprimées.

Ces recherches ont été menées par le National Health Service (NHS), le système de santé publique du Royaume-Uni, ayant fait l’objet d’un communiqué officiel le 13 décembre 2017. Un éventail de 8 011 Britanniques (dont 5 049 adultes) ont participé à un questionnaire portant sur l’anxiété, la dépression, le sommeil, le bonheur ou encore la confiance en soi.

Selon les réponses présentes dans le questionnaire, chaque personne était classée en fonction de la présence ou non chez elle de problèmes de santé mentale. Les résultats intégraient des notions assez différentes les unes que les autres : le bien-être, l’hypertension, la consommation d’alcool et de tabac, les maladies des reins et du foie ou encore l’obésité et le surpoids chez les enfants et les adultes.

Concernant le bien-être, les résultats ont été étonnants, comme le souligne The Independent qui a relevé la tendance suivante : d’une manière générale, les femmes sont plus déprimées que les hommes sauf après 85 ans (en moyenne). Il faut savoir, à titre d’exemple, que dans la tranche d’âge 45-55 ans, 24 % de femmes disent avoir des problèmes de santé mentale contre 16 à 18 % des hommes. Il semblerait que la tendance s’inverse une seule fois au cours de la vie, après 85 ans où les femmes sont concernées à raison de 14 % contre 19 % des hommes.

Interrogée par le site Newsweek, la psychiatre Kate Lovett du Royal College of Psychiatrists a déclaré :

« Les hommes célibataires, veufs ou divorcés sont plus susceptibles de faire des dépressions, et les hommes très âgés ont plus tendance à être seuls. Paradoxalement, les femmes mariées sont souvent plus susceptibles d’être déprimées. »

Les chercheurs expliquent que bien que les femmes soient en général plus déprimées, le fait d’en parler et de demander de l’aide est plus commun que chez les hommes, et que c’est sûrement pour cette raison que le taux de suicide reste plus élevé chez ces derniers.

Évoquons maintenant la jeunesse britannique. Les scientifiques ont indiqué que 28 % des femmes de 16 à 24 ans présentaient des problèmes de santé mentale contre 16 % des hommes, un taux qui se situe à 18 % pour les hommes et les femmes de la tranche des 25-34 ans. Alarmiste, le représentant de l’association YoungMinds évoque une « crise mentale pour les enfants et les ados » et explique que parmi les jeunes, les problèmes de santé mentale ont augmenté de 50 % depuis 2012.

Sources : The IndependentNewsweekSlate