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Une femme devenue stérile a eu un bébé grâce à la greffe de ses propres tissus ovariens

Crédits : sbtlneet / Pixabay

Une femme, âgée de 27 ans, est devenue mère après avoir subi, pour restaurer sa fertilité, une transplantation de ses propres tissus ovariens prépubères.

C’est une naissance inédite pour cette équipe médicale de Bruxelles qui a réussi à restaurer la fertilité de cette femme grâce à ses propres tissus prépubères, ce qu’elle a expliqué dans la revue Human Reproduction. Cette jeune femme, née au Congo, a révélé dès ses 5 ans une anémie falciforme ou drépanocytose, une maladie génétique du sang.

Lorsqu’elle s’est installée en Belgique à 11 ans, sa maladie a dû être traitée : elle devait subir une greffe de moelle osseuse, dont son frère était le donneur. Mais avant l’opération, pour éviter un rejet, elle a suivi un traitement qui consistait en une chimiothérapie ou une radiothérapie. Elle avait 13 ans à ce moment-là. Étant donné que ce traitement risquait de la rendre stérile, ses médecins ont prélevé son ovaire droit pour congeler quelques fragments. Elle n’avait pas encore ses règles, même si elle présentait certains signes de puberté.

Sa greffe de moelle osseuse a été un succès, mais elle a continué le traitement immunosuppresseur pendant 18 mois. Quand elle a eu 15 ans, les médecins ont constaté que son ovaire gauche était défectueux, c’est pourquoi elle a dû suivre un traitement hormonal.

Dix ans plus tard, quand elle a commencé à songer à avoir un enfant, les médecins ont décongelé et implanté 4 fragments de ses tissus ovariens sur son ovaire gauche ainsi que 11 sur d’autres endroits du corps. Ces tissus réimplantés ont réussi à produire des ovocytes fonctionnels. Malheureusement pour elle, son compagnon de l’époque était stérile, c’est pourquoi son rêve d’enfant a été repoussé.

En 2014, alors qu’elle avait 27 ans et un nouveau compagnon, elle est tombée enceinte et a accouché d’un garçon. Un petit bébé en parfaite santé et de 3,140 kilos. 35 bébés sont nés après une opération d’autogreffe de tissus, mais ceux-ci provenaient de femmes adultes et non d’enfants prépubères. C’est donc une première pour la médecine.

Source : Le Quotidien du Médecin.

– Illustration : Un embryon de 12 semaines / X.Compagnion