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Faute de revenus, ce zoo a envisagé de tuer des animaux pour en nourrir d’autres

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Crédits : TeeFarm/pixabay

De l’autre côté du Rhin, un zoo allemand a récemment fait polémique après avoir envisagé, faute de revenus, de tuer des animaux pour en nourrir d’autres. Une déclaration « choc » qui témoigne de l’impasse dans laquelle se trouvent certains établissements.

Comme beaucoup d’autres parcs animaliers, le zoo de Neumünster, au nord de l’Allemagne, est frappé de plein fouet par le confinement lié à la pandémie de Covid-19. Les caisses sont vides et, à terme, le manque de moyens pourrait menacer la survie des animaux qui doivent être nourris. La situation est telle que la directrice du zoo, Verena Kaspari, a envisagé une solution extrême en cas d’impasse.

« Je préférerais euthanasier certains animaux plutôt que de les laisser mourir de faim, a t-elle expliqué auprès du journal allemand Die Welt. Dans le pire des cas, nous devrons peut-être aussi tuer des animaux pour en nourrir d’autres. Nous avons fait la liste de ceux que nous devrons tuer en premier« .

Une solution de « dernier recours » jugée très « désagréable » par la Directrice, bien consciente que ce type de manoeuvres ne pourrait de toute façon pas véritablement soulager les problèmes financiers de l’établissement.

Ces déclarations, évidemment, ont suscité beaucoup d’émois dans toute l’Allemagne. L’association nationale des parcs zoologiques, qui s’occupe du zoo de Neumünster, a exprimé son désaccord total avec ce plan de crise tout en appelant à l’aide du gouvernement. De son côté, le zoo a lancé un appel au dons pour traverser et surmonter le mieux possible cette crise.

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Crédits : minka2507/pixabay

La situation en France

Certains ont pris les devants, comme le zoo de la Palmyre, qui dispose d’au moins deux mois de stock de fourrage et d’aliments secs pour alimenter les animaux. « Avec les cas de grippes aviaires ces dernières années, nous avions en tête ce type de situation, expliquait il y a quelques jours au Parisien Pierre Caillé, le directeur du zoo. Il ne faudrait pas que cela dure trop longtemps mais nous avons une gestion saine et la trésorerie pour faire face. Le plus important, c’est que les animaux aient toujours le même niveau de soins« .

D’autres en revanche, qui n’ont pas forcément les reins assez solides financièrement, sont davantage « dans le dur ».

C’est notamment le cas du parc animalier de Sainte-Croix en Moselle, qui vient de lancer un appel au gouvernement suite aux dernières déclaration d’Emmanuel Macron nous révélant que les grands rassemblements ne seraient pas autorisés d’ici la mi-juillet. Le président du département de la Moselle, Patrick Weiten, a écrit à Gérald Darmanin, ministre des Comptes publiques, ce mercredi 15 avril, en appelant « à la responsabilité de l’Etat pour que soit déployé au plus vite un fond dédié à la préservation des espèces et du bien être animal« .

Pour faire face au confinement, l’aquarium d’Amnéville, indépendant du parc, a également lancé une cagnotte en ligne pour récolter des fonds et assurer sa survie.