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Un fabricant de jouets a développé un petit robot d’exploration lunaire

Crédits : Takara Tomy

En collaboration avec l’agence spatiale japonaise, une société prévoit de poser un module sur la Lune. Ce dernier contiendra un petit robot lunaire, dont la mission sera de récolter des données sur le régolithe situé à la surface.

Un « mini-rover » d’exploration

Le 29 avril 2022, l’agence de presse Reuters relayait sur Twitter une vidéo plutôt surprenante. Elle montrait un petit robot dont la taille est équivalente à celle d’une balle de baseball et dont la masse est de seulement 250 g. Baptisée Sora-Q, cette petite machine est le fruit de la collaboration entre l’Agence d’exploration aérospatiale japonaise (JAXA), l’Université de Doshisha (Japon), la célèbre firme Sony et le fabricant de jouets Takara Tomy.

Avec ses caractéristiques peu communes dans le domaine spatial, Sora-Q fait évidemment figure d’ovni. Pourtant, le robot aura bel et bien pour objectif de fouler le sol lunaire. Autrement dit, il est possible de qualifier ce dernier de « mini-rover » d’exploration. D’ici la fin de l’année 2022, l’entreprise japonaise iSpace mènera une mission vers la Lune avec la JAXA et le robot Sora-Q en fera partie. Son but ? Évoluer dans le régolithe lunaire (la partie du sol recouvrant la roche-mère) et obtenir un maximum d’informations à son sujet.

Rappelons que le régolithe est déjà au cœur d’autres projets. Par exemple, l’Agence Spatiale européenne (ESA) veut utiliser ce matériau abondant afin de construire une base sur la Lune. La société américaine Lunar Resources désire quant à elle fabriquer des outils directement sur la Lune en faisant fondre du régolithe.

Sora Q rover Lune japon
Crédits : Takara Tomy

Petit, mais costaud

Malgré sa petite taille et son faible poids, le mini-rover Sora-Q est capable de se transformer afin de progresser sur des terrains difficiles. Il peut s’ouvrir en deux parties toujours liées par un centre commun. Or, il sera possible de manœuvrer ces deux parties de manière indépendante dans le but de franchir certains obstacles. Le centre de la structure embarque également une petite caméra afin d’envoyer des images directement vers la Terre. De plus, Sora-Q devrait résister à des températures extrêmes (120 °C et -170 °C), mais aussi au régolithe lui-même. Ce matériau est en effet connu pour être particulièrement abrasif et insidieux. Il peut ainsi grandement abîmer les équipements.

La mission qu’intégrera le petit robot de Takara Tomy n’est autre que Hakuto-R Mission 1, assurée par un lanceur Falcon 9 de SpaceX. Une fois sur place, l’alunisseur de la société iSpace libérera le Sora-Q qui pourra débuter ses recherches. Cette nouvelle est importante pour le Japon, car ce sera la toute première fois que le pays enverra un appareil robotique sur la Lune. Rappelons également que le pays prévoit d’envoyer son premier équipage humain vers le satellite avant 2030.